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Mort suspecte d’un jeune à Grasse

Alpes-Maritimes / lundi 12 mai par Lionel Châtelain
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Abdelhakim Ajimi, 22 ans, était cuisinier au chômage, il pesait 60 kilos. Il a fallu pas moins de cinq policiers pour le maîtriser vendredi 9 mai. Une échauffourée qui lui a coûté la vie.

Abdelhakim a vu rouge quand l’employé de l’agence du Crédit Agricole du centre-ville de Grasse l’informe que son compte vire à l’écarlate. Mécontent, il hurle sur le guichetier. Le directeur de l’agence, en pacificateur, tente de le calmer. Hors de lui, Abdelhakim le gifle. La police est prévenue. Quelques instants plus tard, l’homme en colère est interpellé non loin de son domicile. Les forces de l’ordre tentent de le menotter, un policier est mordu. La vitrine d’un courtier en assurances est brisée, des policiers blessés. Ils sont près de 5 à ceinturer ce gringalet. Enfin, ils parviennent à le menotter dans le dos. Il est désormais inoffensif. C’est ce qu’ont raconté les témoins à la police. Près d’une dizaine de personnes ont assisté à l’opération de police ; le centre-ville de Grasse était très fréquenté ce vendredi en début d’après-midi où l’exposition Rose, en l’honneur de la fleur, se tient tout le week-end. Mais, ce que certains témoins ajoutent est autrement plus grave.

Alors qu’Abdelhakim est entravé, les policiers auraient continué à le frapper. Un genou dans le dos, face contre terre, Abdelhakim suffoquait. Selon un policier municipal, Abdelhakim était déjà mort lorsqu’il a été embarqué dans la voiture de police. Mais selon la commissaire, il serait décédé lors de son transfèrement. Alors même que l’enquête ne fait que commencer, certains journaux ont repris la version policière à leur compte.

La scène aurait été filmée

Plus grave, selon certains témoins, les pompiers auraient tenté de soigner Abdelhakim, mais cela leur aurait été refusé par les policiers. Les boeufs-carottes de l’IGS s’interrogent sur l’existence d’un film réalisé à partir d’un téléphone portable. Selon des amis de la victime, son auteur aurait été interpellé immédiatement et nie aujourd’hui avoir filmé la tragédie. Des associations anti-racistes comme le Mrap ont émis un communiqué. Le Mrap « exige que toute la lumière soit faite rapidement sur les circonstances de ce drame que la famille et les proches considèrent comme une bavure ».

Pour le moment, l’IGS travaille. Une autopsie du corps de la victime aura lieu mardi. Avant toute conclusion, le directeur départemental de la sécurité publique affirme qu’il n’y avait pas lieu de mettre en cause les fonctionnaires de la police nationale. Une certitude, Abdelhakim était encore vivant quand cinq policiers l’ont interpellé. Il est mort après les avoir rencontrés.


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  • Mort suspecte d’un jeune à Grasse
    le dimanche 14 septembre à 14:01, Bebert a dit :

    Il faut aller a la Cour europeene des droits de l’homme pour violation de l’article 2 de la Convention.

    La France a été deja condamnée pour violation de l’article 2 :

    Saoud c. France (2007) 35 000 euros Tais c. France (2006) 70 000 euros Slimani c. France (2004) 25 000 euros

    accord a l’amiable : Abid c. France (2007) 15 000 euros

    Article 2 – Droit à la vie 1 Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi.

  • Mort suspecte d’un jeune à Grasse
    le jeudi 22 mai à 13:42, substantif a dit :

    Ne résistez pas, soumettez vous ! Comme un impôt sur la valeur morale, la brutalité est un signe d’avertissement. C’est aussi une manière de cliver l’Opinion. L’escalade dans la réponse à la résistance trouve son origine dans une fine étude comportementale : "faites leur peur, ils aiment ça". Tans pis pour les accidents : c’est un thème à statistique. La vérité, celle qui déchire, est ailleurs, dans la douleur des parents et amis.

    Quid des résultats de l’autopsie ? Soumettez vous et taisez vous !

  • réponse à Cassandre
    le vendredi 16 mai à 13:53, Foug75 a dit :

    Désolé Cassandre , pas de policier dans la famille .

    Je suis pas prof non plus donc j’ai pas la prétention de donner des leçons .

    Je réagis librement comme vous , à ce drame .

    Ce qui est à mon sens très grave c’est qu’à force de fustiger inconsidérément la police , de la rendre d’office responsable dès qu’un drame arrive , on finit par légitimer - voire justifier - les violences qui leur sont commises . Et alors , aucune indignation , pas de battage médiatique , pas de manifestation .

    A ce titre , je me suis permis de relever ci-dessous quelques extraits publiés sur ce forum :

    " La France couve en son sein un monstre qui grossit de jour en jour……..A qui le tour. " CASSUS BELLI

    " la police qui est censé nous protégé nous tue en realité " ANONYME

    " Et ça ressemble un peu à ce qui s’est passé en Allemagne durant la République de Weimar, juste avant l’avènement d’Hitler " SJ

    " la police peut tuer librement,… Même un chien ne serait traité de la sorte !… bientot on sera tous dans le meme panier et on aura le droit de nous tuer librement ! " ZOOEY

    • réponse à Cassandre
      le vendredi 16 mai à 19:01, cassandre a dit :

      Personne ne légitime les violences commises, quand aux manifestations, il ne faut pas tenir rigueur à la population de ne pas distribuer du chocolat aux Crs à l’instar de Pasqua…

      Avouez, que le nombre d’assassinats suite aux violences policières ( ou le nombre des violences policières )sont plus élevées que le nombre de violence commises par les jeunes à l’égard de la police.

      J’ai lu peu d’articles, citant des policiers assassinés suite à des violences commises par des jeunes.

      Il faudrait faire des stats…

      Enfin bref, nous verrons si les témoins étaient tous sous hallucinogènes le jour de ce drame….

    • réponse à Cassandre
      le lundi 2 juin à 13:36
      Donnez ns votre avis sur ce jeune gitan menotté abattu de 7 balles….
  • AMNESTY DÉNONCE L’IMPUNITÉ DE LA POLICE FRANÇAISE
    le mercredi 14 mai à 21:22, Pescade a dit :

    AMNESTY INTERNATIONAL DÉNONCE L’IMPUNITÉ DE LA POLICE FRANÇAISE

    Dans son rapport 2006, Amnesty International dénonce "les mauvais traitements" et l’impunité des forces de l’ordre de notre pays : " Les mauvais traitements et les homicides racistes imputables à la police depuis dix ans ne sont pas des cas isolés".

    L’association de défense des droits de l’homme explique que "le racisme des policiers et d’autres agents de l’Etat vise les personnes de confession musulmane ou issues d’une minorité ethnique".

    L’organisation s’inquiète également, dans ce rapport portant sur l’année 2005, de la loi sur le terrorisme votée en décembre. En effet, cette loi "prévoit d’autoriser des périodes plus longues de détention au secret, supprimant ainsi des garanties contre le recours à la torture et les mauvais traitements et renforçant l’impunité de fait des agents de la force publique".

    Le texte note enfin que "de nouvelles dispositions législatives et réglementaires ont restreint le droit de demander l’asile et celui de voir sa requête examinée au fond".

    Amnesty International a dénoncé l’impunité "généralisée" qui caractériserait en France les affaires de violences commises par des policiers.

    "Après avoir enquêté pendant des années", Amnesty conclut à "l’existence d’un phénomène d’impunité de fait pour les policiers en France", précise ce rapport publié mercredi.

    Le document porte sur une trentaine de cas "de graves violations des droits humains, avérées ou présumées, commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes", entre 1991 et 2005. Toutes concernent des personnes d’origine étrangère et la plupart ont trait à des problèmes de mauvais traitements policiers.

    Amnesty fait notamment état de personnes ayant reçu "des coups de pied, de poing ou de matraque qui ont entraîné des fractures du nez, des lésions oculaires ou d’autres blessures". Des violences qui sont en outre souvent accompagnées d’injures à caractère raciste ou de traitements dégradants.

    Au-delà des faits, c’est le manque d’empressement de la police, du ministère public et des tribunaux à "poursuivre les auteurs de violations des droits humains quand ce sont des policiers" que dénonce Amnesty.

    L’organisation regrette ainsi une "justice à deux vitesses" qui s’avère "beaucoup plus rapide pour les plaintes déposées par des policiers que pour les plaintes déposées contre des policiers et par les condamnations prononcées, qui ne sont souvent pas à la mesure de la gravité des crimes commis".

    Outre ce constat, Amnesty fait une série de propositions.

    Elle recommande la création en France d’un organisme indépendant en mesure d’enquêter sur les allégations de violations des droits humains imputées à des agents de la force publique, en remplacement des mécanismes internes de plainte existants.

    Elle exhorte aussi les autorités françaises à faire en sorte que tous les gardés à vue puissent consulter très rapidement un avocat, que tous les interrogatoires de police soient filmés et que les procédures et les lignes de conduite relatives aux contrôles d’identité soient "soigneusement revues afin d’éviter les contrôles discriminatoires".

    La totalité des cas examinés concernant des personnes d’origine étrangère, Amnesty International déplore un racisme latent dans la police.

    L’organisation considère l’arsenal juridique français suffisant mais elle exige que les lois antiracistes existantes soient appliquée plus strictement et souhaite que l’on tienne compte des dispositions qui font des mobiles racistes une circonstance aggravante dans certaines infractions.

  • Mort suspecte d’un jeune à Grasse
    le mercredi 14 mai à 18:43
    Il serait souhaitable que les journalistes sachent de quoi ils parlent quand ils écrivent un article. Cela les rendraient plus crédibles. Lionel Châtelain ignore visiblement la différence entre IGS (Inspection Générale des Services) et IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) qui est le service de police saisi de cette affaire.
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