Branle-bas de combat en Helvétie, l’équipe de France de football est attendue le 1er juin pour les préparatifs de l’Euro-2008 qui doit débuter le 7 juin. Et quand le groupe de Domenech se déplace, c’est la Suisse toute entière qui tremble. C’est qu’il faut les ménager nos footeux. Après une longue saison de championnat, le bon Raymond a bien compris qu’il fallait prendre soin de ses ouailles.
Et cela dès le très long et très fatigant voyage vers la Suisse (en moyenne 6 heures avec un changement à Genève tout de même). Le trajet, comme le raconte ici le quotidien suisse Le Matin, se déroulera dans un train de la compagnie ferroviaire suisse relooké version grand luxe pour l’occasion. « Un salon lounge, avec des sièges tournants et inclinables en cuir, un espace restauration dans lequel les membres de l’équipe de France pourront se sustenter, et un wagon soins, qui accueillera des tables de massage », détaille le journal. Un traitement de faveur réservé à l’équipe de France.
Y a pas le feu au lac…
A peine auront-ils foulé le sol suisse, que les Ribéry, Henry, Thuram et consorts, seront pris en main par la gentille équipe du Mirador. Un très bel hôtel avec vue sur les Alpes et le lac Léman. Et tout le confort qui va avec. Les 74 chambres réservées pour l’équipe et le staff, un espace fitness avec plus de 28 machines ultra-perfectionnnées, sauna, hammam, douches à jets et relaxation, un Spa de 1400m2, 9 salles de soins… Bref, le kit nécessaire pour bien préparer les matchs du groupe C (Pays-Bas, Italie, Roumanie, France), qui s’annoncent plutôt costauds. Un luxe que goûte régulièrement Jean-Marie Le Pen pour ses cures d’amaigrissement, comme le raconte ici Le Temps.
Mais l’arrivée des bleus ne fait pas que des heureux. Notamment chez les autochtones. En effet, Raymond Domenech a exigé que les commerces attenants à l’ensemble hôtelier (principalement le centre de remise en forme Cambuzat) soient fermés durant le passage des bleus. « Un gros manque à gagner pour nous » tempète dans le Matin un commerçant en colère. Une arrogance bien française, semble-t-il. Ainsi, comme le note perfidement le quotidien helvète : « Au Beau Rivage de Lausanne, les Hollandais cohabiteront avec les clients de l’hôtel et ne demandent aucun traitement de faveur ». Oui mais bon, si la victoire est à ce prix !










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