Généreux dans le verbe autant que dans l’engagement, Pape Diouf n’a pas oublié ses racines fortement ancrées à gauche. Sans doute des réminiscences de son passé à la poste puis au journal communiste de Marseille, la mythique Marseillaise. À l’occasion de la dernière élection présidentielle en 2007, le président de l’OM n’avait pas caché que son inclinaison politique le poussait plutôt vers la Madone du Poitou, alias Ségolène Royal, plutôt que vers le petit Neuilléen Sarkozy.
La vente de sa société Mondial Promotion à Pierre Frelot (voir ci-dessus) se veut un exemple du « gagnant-gagnant ». À Frelot un beau portefeuille de joueur pour pas un kopek, ou quasi. À Diouf une jolie plus value qui autorise quelques folies. Par exemple, un petit achat immobilier pour fêter son accession officielle et définitive en tant que président du plus grand club du monde [1]. Ainsi, en le 5 janvier 2007 est signé l’acte définitif d’achat d’une petite cahute, nommé Villa Flora, par la Société civile Immobilière Paplika, détenue à 95% par l’éminent « Papa » Diouf. Oh, trois fois rien. Un petit hôtel particulier dans le très cossu quartier du Roucas Blanc, au 397 de l’avenue Corniche Kennedy, en bord de mer, l’un des joyaux qui fait de Marseille la plus belle ville du monde. Et le tout pour une paille, « un million trois cent mille euros (…) payé comptant », comme l’atteste les documents du cadastre et de la conservation des hypothèques que Bakchich a déniché.
En coulisses, Diouf avoue souvent les sacrifices financiers qu’il a fait en troquant son costume d’agent pour le sacerdoce de président de l’OM. Heureusement qu’il avait fait assez d’économies pour maintenir son pouvoir d’achat en ces temps difficiles.
Lire ou relire dans Bakchich :
La semaine a été agitée à l’Olympique de Marseille, . Avec deux actions en justices intentées et la nomination d’un nouveau président du conseil de surveillance. Et beaucoup de pataquès.
Petit rappel. La direction du club a attendu 4 jours et deux (…)








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