Le procès Colonna. Feuilleton judiciaire de l’hiver dernier. Du rire, des larmes, mais aussi du sang. Puisqu’il s’agit de déterminer si Yvan Colonna, berger originaire de Cargèse, a assassiné le préfet Claude Erignac le 6 février 1998. 34 jours d’audience, du 12 novembre au 13 décembre 2007, pour finalement condamner Yvan Colonna à la réclusion criminelle à perpétuité.
Une couverture médiatique sans précédent mais pas d’images de l’intérieur (sauf sur France 3 Corse). Des commentaires en cascade de chroniqueur judiciaire en tout genre pour seule nourriture. Tignous, dessinateur à Charlie-Hebdo, et Dominique Paganelli, journaliste politique et judiciaire, ont suivi les débats pour en rendre l’essentiel. L’essentiel mais pas seulement. Les à côtés aussi. La petite et la grande histoire du procès Colonna réunie par la plume de Paganelli et le coup de crayon de Tignous.
Où l’on apprend que Me Garbarini, l’un des avocats de Colonna, occupe les temps morts en regardant la croupe d’une jolie témoin, que le président du tribunal a beaucoup d’humour, que Roger Marion est un personnage moyennement sympathique, que Jean-Pierre Elkabbach a dormi au procès, et que jusqu’au bout et de manière constante Yvan Colonna soutiendra qu’il est innocent.
L’audition de Joseph Colombani, trésorier de l’association organisatrice du concert, directeur de cabinet du président du conseil exécutif de Corse, il a assisté à l’assassinat.
Les trésors cachés des toilettes des hommes du Palais de Justice
L’annonce du verdict
« Lorsque le verdict est tombé, la famille d’Yvan Colonna s’est effondrée. Stéphane, son frère et Christine, sa sœur, en pleurs, tentaient de consoler leur père, le corps agité par les soubresauts du chagrin, le visage caché dans ses mains. Peut-on se consoler de voir partir son fils, son frère pour une réclusion criminelle à perpétuité ? Yvan Colonna, qu’on avait déjà menotté leur a lancé en Corse : « Ne pleurez pas ! » Les yeux rougis par la tristesse, les mains encombrées de mouchoirs en papier, ils ont tenté de le rassurer en lui faisant un signe approbateur de la tête. »













