Épisode annoncé de l’affaire Boulin (cf.Bakchich du 1er mai 2007), les magistrats de la 17ème chambre du TGI de Paris ont entendu ce lundi 16 juin la défense de l’ex président Valéry Giscard d’Estaing.
Fabienne Boulin-Burgeat, fille du ministre, reproche au membre à vie du Conseil Constitutionnel de ne pas respecter l’autorité de la chose jugée en ignorant délibérément la décision définitive prise à son encontre par la cour d’appel de Reims. Celle-ci avait statué en 1997, en ordonnant à VGE et à son éditeur de retirer du tome 2 de ses mémoires, L’affrontement, la phrase : « On m’a rapporté que Madame Boulin tenait sur son mari des propos désobligeants ». La cour avait considéré que l’Ex avait « injustement mis en cause, et de façon fautive » Madame Boulin.
On comprend l’indignation de Fabienne, seule survivante de la famille, de découvrir dans l’édition de poche de ces mémoires, parues en 2004, les mêmes termes fautifs, retirés de l’édition initiale.
Décalage horaire et plaidoierie « jet-lagguée »
Dans sa défense de VGE, Me Cohen s’est laborieusement efforcé –ce qui n’était pas l’objet du débat - de valider la controversée version officielle du suicide du ministre . Il n’a pas hésité à nier l’importance du décalage horaire entre la découverte officielle du corps du ministre – à 8 h 40 le 30 octobre 1979- et l’annonce de sa mort aux hautes autorités avant 2 h du matin, (cf Bakchich du 31/5/07 et du 22/10/07 ). Pour lui, l’autorité de la chose jugée doit d’ailleurs être relativisée… Il a ajouté qu’il ne voyait d’ailleurs pas en quoi cette phrase était, en 2008, fautive.
De son côté, Me Bourdon a fait remarquer à la cour que le tout dernier tirage en poche des mémoires de VGE ne contenait plus la phrase fautive, alors que la préface indique qu’il est strictement conforme aux éditions antérieures. Curieusement, dans ce même texte, L’Ex s’obstine à prétendre qu’il n’a appris la mort de son ministre qu’à 11h du matin… Le président, sur cette ténébreuse affaire, serait donc le dernier informé en France !
Et pour ceux qui ont la mémoire courte, un petit rappel de l’affaire Boulin








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