Enfoncé Franck Louvrier, l’infatigable conseiller presse de Super Sarko. Dépassée Anne Méaux, qui conseille quasiment tous les (grands) patrons de la place. Quant au bouffon Pierre Charron, qui se targue de s’y connaître en médias, sous prétexte qu’il dîne avec des chanteurs et des acteurs, n’en parlons pas. En un entretien publié dans Libération (21/06), Carla Bruni devenue Carla Bruni-Sarkozy par la grâce d’un mariage express, a montré que derrière l’image de Sainte-Nitouche qu’elle essaie de vendre aux Français depuis quelques mois, elle était une redoutable spécialiste de la communication. Ne déclare-t-elle pas : « Je demande conseil à certaines personnes mais personne ne me conseille ». Non, mais. C’est une grande fille. Et cette opération de com’ le montre, ô combien.
Donner une interview à un journal qui se positionne à gauche, c’est déjà un super coup. Bon, il y avait une contrepartie acceptée par le dit journal : cinq pages plus toute la « Une ». De quoi faire tousser en interne. Pas de quoi chagriner le directeur de Libération, Laurent Joffrin, qui semble apprécier son rôle de « punching ball » face à Super Sarko. Le prétexte à ce tapis rouge déroulé sous les ballerines de Carla, c’est la sortie de son nouvel album, « Comme si de rien n’était ». Coup de chance : Libé trouve que c’est « un objet plutôt réussi de chanson française baigné de country folk ». C’est Super Carla en quelque sorte. Étonnez vous après ça qu’elle accorde un long entretien à ce quotidien plutôt qu’au Figaro.
Bonne nouvelle, Carla est toujours de gauche !
Le vrai enjeu de cette opération avec Libé semble être de rassurer les admirateurs de gauche. Car, même si la maison de disques ne donne aucun objectif, chacun sait que des ventes inférieures aux 2 millions du précédent album (« Quelqu’un m’a dit ») seraient considérées comme un échec. Ce qui serait un camouflet pour la belle qui a expliqué à ses amis que son objectif était de devenir « une star mondiale ». Le mariage avec le président peut-il aider ? On sait que la fréquentation de Super Sarko a valu quelques ennuis à des artistes de gros calibre comme Faudel ou Enrico Macias, qui ont vu leurs fans s’évanouir dans la nature.
Carla sait que cela peut lui arriver. Comme elle n’ose pas demander à son mari de solliciter ses riches amis afin qu’ils achètent le disque en plusieurs centaines d’exemplaires, elle prend les devants. Première nouvelle, cette riche héritière est toujours de gauche. « Mes réflexes épidermiques sont de gauche », affirme-t-elle. C’est ce qu’on s’est dit quand on a appris qu’elle avait acheté une montre Patek Philippe à 49 000 euros pour son président de mari afin qu’il soit moins « bling bling ». C’est ce que disent aussi ses voisins du XVIe arrondissement, qui doivent subir un bouclage quasi-militaire de leur quartier quand son président de mari vient lui rendre visite. Les réflexes de gauche de la belle se sont réveillés aussi quand Brice Hortefeux a mis en place des tests ADN pour pouvoir mieux chasser les étrangers. Mais Carla est magnanime face à ce préfet qui veut nettoyer la France de tous ses sans-papiers. « Cette chose des tests ADN (…) a un peu échappé » à l’ami de 30 ans de Super Sarko. D’ailleurs, « en tant que personne, je l’aime beaucoup ». Si une telle prise de position n’est pas être authentiquement de gauche, on s’y perd. La belle va plus loin. Si elle juge que son mari n’est pas aussi conservateur qu’on pourrait le penser (qui oserait penser un truc pareil ?), elle garde tout de même ses distances : « Je ne fais pas tellement corps avec sa politique ». Pour bien enfoncer le clou, elle le dit sans détour : « Si mon mari se représentait, je voterais pour lui ». Si après un tel message, ses fans de gauche ne se précipitent pas chez les disquaires, c’est à désespérer de la com’.
Les confidentiels de Bakchich sur Carla Bruni à Libé :








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