

Au 7e jour, certains se sont reposés, lit-on, dans un très vieux Livre. Pas nous.
Pour son 7e opus, chiffre saint et parfait, Bakchich multiplie les hommages et les figures de style.
Et offre en une un requiem au déjà tant regretté Jean-Jé Colonna, parrain corse et salarié de supérette, son petit coté France d’en bas. Avec l’homme de Pila-Canale, c’est un peu de bakchich, beaucoup de bourre-pifs qui disparaissent. Sa belle figure manquera autant à l’île de Beauté, qu’à la métropole et à l’Afrique. Avis aux successeurs, il faudra être à la hauteur (p.1).
Une qui a su se hisser au niveau de son auguste parent, c’est l’entreprise Total. Héritière d’Elf, la si françafricaine et si droite compagnie pétrolière française, le géant tricolore du brut n’en finit plus de se prendre les doigts dans le baril du scandale irakien "pétrole contre nourriture". Et les tâches d’or noir sont tenaces, voire indélébiles (p.2 et 3).
Les vieilles histoires resurgissent aussi en cette 7e étape de notre parcours. L’affaire Ben Barka, encore et toujours, est relancée. Une épine dans les relations franco-marocaines que le juge Ramaël n’en finit plus de remuer. Dernière info en date, une exclu toute bakchichienne, le meurtrier a été identifié et veut écrire un livre (p.4).
En marge du sommet Chine-Afrique, la campagne électorale sénégalaise bat son plein. Dernière nouvelle : Idrissa Seck vient de trouver une nouvelle façon de tuer le père : à petit feu (p.6).
Au Cameroun, point question d’élections mais de soins : les hôpitaux de Yaoundé ont une manière bien à eux pour guérir le client et les faire passer à la caisse (p.7)
Enfin, une dernière page exceptionnelle avec des guest-stars qui ne le sont pas moins : Dassault et ses Rafale enfin vendus à l’étranger, l’énigmatique sherpa ès armes de l’Elysée, Alexandre Djourhi et notre nouveau chroniqueur Gilbert Comte.
Bonne lecture.