On sait que notre bien-aimé Sarko de la Mirandole a de l’estomac. Mais peut-il vivre sans poumons ? Tous les experts le disent : Pékin fait partie des mégapoles les plus exécrables, question qualité de l’air. Un jogging dans le dioxide de soufre et le CO2, c’est une crise d’asthme assurée, même chez les sportifs qui ne manquent pas d’air comme notre gentil führer préféré. Le meilleur coureur de fond mondial, un Éthiopien, a d’ailleurs renoncé à courir le marathon, étant sensible des bronches.
Vu l’état de nos sportifs tricolores, la récolte des médailles françaises s’annonce aussi fructueuse que la récolte des bananes en Alaska. Notre bien-aimé duce hongrois devra donc remplacer nos spécialistes. Nous savons depuis son escapade sur le yacht de Bolloré qu’il est un fabuleux pacha. Il aura donc l’honneur de piloter le voilier français vainqueur, à condition qu’il puisse se frayer un chemin dans un océan d’algues vertes puantes dû à la pollution nitratée des eaux de la rade olympique. Mais le crocodile qui a su triompher dans le marigot politique français n’est pas homme à s’arrêter devant de telles broutilles.
Restent des épreuves aléatoires : vu le smog ( smoke+ fog) de Pékin qui limite la visibilité à 100 m dans les bons jours, il sera difficile de mesurer par exemple les tirs à l’arc, le javelot et le marteau en vérifiant avec certitude la nationalité du lanceur. Nous conseillons donc à notre bien-aimé grand timonier élyséen de se glisser incognito dans l’aire de lancer et de revendiquer le meilleur jet. Par pudeur, nous lui déconseillons néanmoins le saut en hauteur.
Nous voilà assurés cependant de quelques médailles en athlétisme. Quels sont les domaines où notre bien-aimé calife peut faire une razzia de médailles à rendre jaloux le regretté Saddam Hussein ? L’escrime évidemment puisque Villepin et Ségolène ont pu mesurer l’efficacité de sa rapière. Mais aussi la lutte gréco-romaine et l’haltérophilie. Celui qui, à l’issue d’un magistral épaulé-jeté, a liquidé la lutte des classes devrait gagner un titre aux haltères après avoir triomphé à la mise au tapis des syndicats immobilisés.
Bref, notre champion toutes surfaces n’aura, en rentrant, qu’une tâche à accomplir : commenter lui-même ses victoires à la télé et écrire tout seul les articles à sa gloire dans les gazettes sportives. On aura beau dire : les Français n’ont pas élu un feignant !








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