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La langue française tombe en quenouille

Livre / mardi 15 juillet par Simon Piel
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Voila un ouvrage que l’on attendait depuis belle lurette. Plus de 200 locutions françaises, utilisées plus ou moins communément, passées au crible de l’analyse étymologique. Et cela dans un seul but éclairer votre lanterne !

Plutôt que de bayer aux corneilles, et même si vous vous portez comme un charme, lisez donc Sur le bout de la langue d’Arnaud Simon, aux Editions Favre. Ici point de laïus. Et puis 220 pages, c’est pas le Pérou ! Pas besoin de le lire dès Potron-minet, l’ouvrage peut se lire à toute heure. En ces temps de vaches maigres où le moral est plutôt mi-figue que mi-raisin, ce conte linguistique vous redonnera l’âme de joyeux drilles.

Pauvre comme Job, le service de presse a bien voulu me faire parvenir l’ouvrage gracieusement, mais pour vous ce sera rubis sur l’ongle. Encore un des ces vieux privilèges de journalistes qui mènent tous une vie de patachon. Enfin, c’est pas comme si j’étais riche comme Crésus ! Mais revenons à nos moutons, car je présume que vous vous moquez comme de Colin-tampon de la dure situation des détenteurs de la carte de presse. D’autant plus que vous raconter les coulisses de ce métier vous donnerait envie de me tailler des croupières.

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Ce livre, dont c’est la troisième édition, risque de faire du bruit dans Landerneau. C’est un ouvrage cocasse, plutôt léger, idéal pour accompagner une après-midi de farniente. Je vous vois venir. Prononcer le mot étymologie, et vous vous voyez déjà en train de nettoyer les écuries d’Augias. Que nenni ! Ce n’est pas la peine de faire comme le chien de Jean Nivelle ou de renvoyer aux calendes grecques une lecture un brin culturelle. Voilà l’occasion de redécouvrir la langue de Molière en trois coups de cuillère à pot.

Je vous l’assure, rien qu’un petit effort et vous goûterez aux délices de Capoue. Peu me chaut que vous suiviez ces conseils, je file à l’anglaise car en ce qui me concerne c’est la quille, je pars courir le guilledou !

« Sur le bout de la langue », Arnaud Simon, aux éditions Favre, 220 p, mars 2008

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Forum

  • La langue française tombe en quenouille
    le mercredi 16 juillet à 16:20, christmasbaby a dit :
    Joliment tourné cet article, bien écrit et qui donne envie ! Bravo & merci !
  • La langue française tombe en quenouille
    le mardi 15 juillet à 15:47, Michel ROBIN a dit :
    Pour parfaire votre éducation, (re)lisez le livre de Claude DUNETON "LA PUCE A L’OREILLE" paru en 1978 je crois et qui traite du même sujet.
  • La langue française tombe en quenouille
    le mardi 15 juillet à 12:49
    Belle lurette belle lurette vous y aller un peu fort quand même ,il s’agit d’une troisième édition,n’est ce pas ?
  • La langue française tombe en quenouille
    le mardi 15 juillet à 12:31, Gérard Caramaro a dit :
    « Calendes grecques » est un pléonasme. « Calendes » doit suffire. Elles sont toujours grecques…
    • La langue française tombe en quenouille
      le mardi 15 juillet à 14:02, J.Y. a dit :

      ta ta ta.

      "calendes" vient du latin. et si l’on emploie "renvoyer aux calendes grecques" dans le sens que tout le monde, y compris vous, bien pauvre latiniste, entend, c’est justement parce qu’elles n’exist(ai)ent pas en Grèce !

      cordialement,

      J.Y.

      • La langue française tombe en quenouille
        le mardi 15 juillet à 15:26, Gérard Caramaro a dit :

        Ouh là là ! Certes, j’ai tout faux. J’ai trop vite réagi, à tort et à travers, à une expression que je savais (volontairement) erronée : c’est bien à l’inverse les calendes grecques qui n’existent pas… pour signifier « à la Saint-Glin-Glin ».

        Au temps pour moi.

        P.S. Mon latin se porte aussi bien que ma distraction, merci.

    • La langue française tombe en quenouille
      le samedi 19 juillet à 02:49, Uluru a dit :
      Ah et les calendes Romaine ? (qui elles existent réellement) Origine du mot calendaire. Ce sont les calendes Grec qui n’ont jamais existé !! Le pléonasme est une répétition : monter en haut.
  • La langue française tombe en quenouille
    le mardi 15 juillet à 12:07, totolezheros a dit :

    pour le chien,

    il s’agit en fait de celui de Jean DE Nivelle : http://www.larousse.fr/encyclopedie/#larousse/113604/15/Nivelle

    à ne pas confondre avec Jean Nivelle, qui lui, n’est pas chien !

    • La langue française tombe en quenouille
      le mardi 5 août à 14:16, Juscha a dit :
      Paraîtrait que cette expression renvoie à une exclamation de je ne sais qui à l’adresse d’un certain Jean, originaire de Nivelle, le traitant simplement de chien : "Ah, ce chien, ce goret, de Jean de Nivelle !" Quant aux "3 coups de cuillère à pot", il s’agirait en fait de l’expression lancée un peu lestement par la nounou du futur Henri IV rendant compte à la cour du Roi de Navarre Antoine de Bourbon de l’heureux accouchement de Madame la Reine "en trois coups de cul, hier à Pau". Je dis cela pour ceux qui, comme moi, n’ont pas lu ce livre. Cette explication y est-elle retenue ?
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