Article paru le 2 février 2008
A toute allure ! Les fiancés Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont unis leur destin, ce matin au palais de l’Élysée, après seulement 75 jours d’une liaison ultra-médiatisée et… dévastatrice au niveau de l’opinion publique.
C’est le maire du VIIIème arrondissement, François Lebel, élu UMP - lequel avait fait récemment quelques déclarations fracassantes à Bakchich sur les attributions de logements sociaux à Paris -, qui a prononcé le mariage du Président et de la chanteuse, dans la matinée. « La mariée était en blanc, elle était ravissante, comme d’habitude. Le marié n’était pas mal non plus » a commenté le maire. Selon lui, le dernier chef de l’État à s’être marié en exercice était « Napoléon III et, avant lui, Napoléon Ier ». Tout un symbole. En réalité, le président Gaston Doumergue s’était marié, en 1931, durant son mandat.
Depuis quelques heures, des bruits couraient sur l’imminence de cet événement, que guettaient fébrilement les paparazzi. Nicolas Sarkozy avait dit, lors de sa conférence de presse du 8 janvier dernier, que les médias l’apprendraient « le lendemain ». Mais, tôt ce matin, des nuées de photographes se ruaient vers le palais de l’Elysée, attirés par la rumeur galopante. RTL a donné l’information ce midi. Et François Lebel l’a confirmée, sur Europe 1. Un communiqué de l’Elysée a ensuite précisé : « Madame Carla Bruni-Tedeschi et Monsieur Nicolas Sarkozy annoncent qu’ils se sont mariés ce matin en présence de leurs familles dans la plus stricte intimité ». Certains proches de Nicolas et de Carla n’étaient, semble-t-il, pas au courant jusqu’à ce jour de la date de la cérémonie, qui a été organisée en catimini et à laquelle ils n’ont pas été conviés.
Nicolas Sarkozy avait pour témoin son ami Nicolas Bazire, actuel n°2 du groupe de luxe LVMH, et ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur entre 1993 et 1995, à une époque où Nicolas Sarkozy était porte-parole du gouvernement. Les deux hommes sont restés très liés. Nicolas Bazire était au QG de campagne du candidat Sarkozy, le soir de son élection, le 6 mai dernier. Début novembre, il faisait partie du petit groupe d’amis partis en escapade secrète au Maroc, avec le Président, qui était alors accompagné d’une autre belle femme, journaliste vedette de la télévision…
La deuxième témoin de Nicolas Sarkozy était Mathilde Agostinelli, responsable de la communication chez Prada, qui était surtout connue jusqu’à présent pour être très proche de Cécilia. Le couple Agostinelli accompagnait les ex-époux Sarkozy en vacances l’été dernier aux Etats-Unis…
Ce mariage-express était attendu. Dès leur rencontre mi-novembre lors d’un dîner chez le publicitaire Jacques Séguéla, Nicolas était tombé fou amoureux de la belle italienne, réputée pour être croqueuse d’hommes. Bakchich avait révélé, au moment de l’annonce médiatique de cette liaison, que Nicolas Sarkozy, divorcé en octobre de Cécilia (on retrouvera ici les articles sur l’ex-Première dame), avait fait sa demande en mariage. Un rapide ! Carla Bruni, surprise, avait demandé un moment de réflexion. Elle hésitait, partagée entre son goût de liberté et son envie de s’engager et d’avoir un deuxième enfant. Fin décembre, avant leur pré-lune de miel très controversée en Égypte, Carla avait donné une réponse positive.
Nicolas était pressé. Carla voulait prendre son temps, voire faire patienter son fiancé, jusqu’à ce que son troisième album, qui doit sortir en mars, et sa tournée printanière, soient achevés. Mais la situation d’incertitude est devenue rapidement ingérable. Le week-end passé en Jordanie, où Nicolas s’est affiché avec Carla et son fils, dans un contexte semi-officiel, a choqué l’opinion. Les cadeaux que ce sont offerts les fiancés, d’une valeur de 80 000 euros, également. Les ambassades et diplomates commencaient à s’arracher les cheveux sur le protocole : Carla n’était pas encore Première Dame. Casse-tête.
Le mariage officialisé, les problèmes ne se dissipent pas pour autant. Il n’est pas certain que la belle nouvelle Madame Sarkozy endosse aisément les habits de Première Dame. Les services de sécurité de l’Elysée se sont déjà inquiétés en janvier lorsque Carla a invité quelques amis au Palais : convives arrivant sans prévenir, souci d’intendance, musique à fond dans les salons. Hum, hum, le style n’est pas le même qu’avec Bernadette.
Autre souci : les relations de Carla Bruni avec certains vieux copains de Nicolas Sarkozy sont tendues. Lors d’un récent dîner à Marnes-la-Coquette chez Johnny Halliday, Carla a subi quelques remarques acerbes de la part de convives un peu éméchés. L’ambiance n’était pas à la grande chaleur. De plus l’incontrôlable Carla est en train de finaliser les préparatifs de son album. Et Nicolas ne semble guère apprécier que l’artiste lui ait dédié une chanson pré-titrée "Ma Came", comme Bakchich l’a raconté jeudi.
Enfin, et c’est le plus risqué : la cote de Nicolas Sarkozy a plongé dans les sondages, en bonne partie à cause du caractère trop clinquant, trop « bling-bling », trop ostentatoire de sa liaison avec l’ex-top model. Les « fiancés » semblent vivre dans un autre monde, celui de l’argent facile, quand les Français se débattent dans les soucis de fins de mois. Décalage énorme. Sentiment de déconnexion, voire de trahison. L’état de grâce politique du président s’est achevé avec l’apparition de Carla. L’amour d’une icône d’apparence frivole se paie du désamour de l’opinon. Chaque photo glamour est désormais un piège potentiel pour l’hôte de l’Elysée : elle peut accélérer sa dégringolade dans le coeur des Français…
L’officialisation ne va pas forcément arranger les choses. Au contraire. Anecdotes ? Ses deux témoins de mariage travaillent chez LVMH et Prada : toujours du luxe. Et samedi soir, une grande fête sera donnée par le nouveau couple à la résidence de la Lanterne, à Versailles. Aux frais de qui ? On se croirait revenu au temps du Roi-Soleil, de ses fastes, de ses ors, de ses excès.
L’amour est aveugle !
A lire ou relire sur Bakchich :








Version imprimable
Recommander à un ennemi