Commençons donc en musique, pour donner une première note estivale. À Marseille, le rap est une véritable institution, si tout le monde connaît IAM, la scène du rap marseillais ne s’arrête pas là. Il y a bien entendu les groupes « en place », comme la F.F (Fonky Family), les Psy 4 de la rime, ou encore le Troisième œil. Pour les curieux, on peut toujours faire un clic sur le site rap de Marseille.
Mais voilà plutôt un des derniers clip de Soprano, rappeur en solo des Psy 4 de la rime, allons-y, « À la bien ». Des sourires et des couleurs, l’accent haut et chantant, si vous n’appréciez pas la musique des quartiers, regardez au moins pour la ballade, de « la bonne mère » au PMU du coin, des « quartiers » à la plage du David … On entend déjà le tintement des glaçons dans le Pastaga, et le « kss kss » des cigales sur les places. Même Cantona vient y montrer sa « ganache ».
Fatal Kadera, « cagole represents »
Là encore, un personnage emblématique de « planète Mars », connaissez-vous les cagoles ? Pour faire bref une cagole est une pouffe, du genre « flashy-moulant-panthère-accent-vulguaire ». Le mot cagole vient du provençal cagoulo, « blouse, long tablier », porté par les ouvrières d’usine d’empaquetage, au début du XX ème siècle, lesquelles vendaient leurs charmes pour compléter un salaire misérable. Qui ne reconnaît pas la cagole, ignore là un trésor national, car les cagoles ont leurs charmes et savent chanter. Preuve en est avec cette vidéo qui circule depuis l’automne sur le web, où deux marseillaises, Anissa alias « Chichon Nanou » et Eva Kadera alias « Vlout » chantent en freestyle. Une caricature extraordinaire de la jeune cagole. Très réussie. Peut être trop. Il est vrai que les adolescentes ont l’air si naturel et paraissent si crédibles que beaucoup n’ont pas soupçonné la parodie. Débat de commentaires houleux, lecture à éviter donc.
Si, si, ce n’est pas exagéré, on vous promet, les cagoles sont vraiment comme ça.
Sans oublier les boules…
Mais, l’été dans le Sud ne se passe pas qu’en musique. Que serait Marseille sans ses boules et son cochonnet ? Chaque année, le quotidien La Marseillaise organise un événement international, le concours « Mondial La Marseillaise à pétanque », à partir du premier week-end de juillet et sur cinq jours consécutifs, plus d’une vingtaine de pays concourent dans la ville. Une superbe vidéo, véridique cette fois-ci ; le point sur la boule de pétanque et son évolution : « des boules de plus en plus personnalisées en gravant des motifs, motifs tatoo pour les messieurs », des boules adaptées aussi à la corpulence du joueur et à la morphologie de la main… Que dire de plus ? Et surtout ne ratez pas la fin de la vidéo, qui atteint le summum du bon goût…
On a beau critiquer, le kitsch provençal est indémodable.








