C’est un épisode didactique et tout en musique que l’on propose, une ronde nocturne à travers le monde. Où l’on voit que danse hip hop et danse indienne peuvent avoir quelques points communs.
Connaissez-vous les « hip hop battles » ? Depuis les années 80, avec l’apparition de la danse « bboying » [1] venu de la mouvance hip hop aux États-Unis, s’est développé un phénomène artistique extraordinaire, les tournois de danses. Ils sont aujourd’hui organisés partout dans le monde. Breakers s’y affrontent successivement, en groupe ou en solo. Le principe est simple, celui qui gagne est celui qui danse le mieux ; un jury de professionnels aidé par les applaudissements du public départage les danseurs.
« Petite leçon »
Les danses sont souvent provocatrices mais jamais autrement agressives que dans le rythme des mouvements, acrobaties et figures au sol. Une dizaine de danses se sont développées, parmi elles le C-walk, le Smurf (danse dont les mouvements ressemblent à ceux d’un robot), ou encore le Krump (mouvements très rapides et très saccadés), voir le superbe film de David Lachapelle Rize. Ce soir, leçon devant l’écran donc, en deux trois mouvements, avec the snowman :
Danse indienne, moins de funky mais plus de saris
Autre lieu, autre genre. Le vaste pays qu’est l’Inde offre une pluralité de danses d’une richesse et d’une diversité inégalables. Parmi elles, on compte bien entendu Bollywood et son cortège de belles endiablées, de tissus bariolés et d’eau de rose surchargée. Mais aussi plus d’une centaine de danses régionales traditionnelles, dites classiques, qui proviennent directement des textes sacrés fondateurs de l’hindouisme. Petites acrobaties, prouesses du jeu des bras, et glissement sur le sol, rapidité et agilité sont requises, tout comme pour la Break dance. Parmi les plus anciennes (plusieurs millénaires), on trouve le Bharata natyam et l’Odissi. Plus rare, voici un petit aperçu d’une danse folklorique du Nagaland, État du Nord-Est du pays, où la danseuse joue à la fois l’homme et la femme. Ravissant et surprenant.
Minute de métaphysique
Pour finir, le meilleur vous attend, qui demande un petit brin de concentration. Une dernière acrobatie, gymnastique d’un tout autre acabit, qui concerne non plus le corps mais l’esprit. Pour cela point n’est besoin d’image, juste d’écouter Gherasim le sage [2]
On clôt ses paupières et on ouvre ses œillets.








