« Je ne puis m’empêcher de déclarer haut et fort ma sympathie, et même mon affection, à Laure Manaudou : dans le monde de brutes et de psychotiques du sport olympique, elle aura eu le mérite de se révéler fragile, friable et parfaitement humaine ». Difficile de faire plus clair… au point de susciter votre approbation ou votre exaspération, amis lecteurs !
CK, lui, est complètement d’accord avec Buzinet. Laure Manaudou est « un être humain, et non un robot à enchainer les kms de bassin ». Jean acquiesce et se laisse aller à un « ouf » de soulagement et d’encouragement : « Nous avons devant nous une jeune femme avec ses faiblesses mais il n’y a pas que les olympiades dans la vie. Va Laure, vis ta vie, ne t’occupes plus de ces malades qui après t’avoir encensée maintenant te descendent ».
D’ailleurs, selon Offtheroadagain, tout ce tintamarre est à relativiser : « Quand à son palmarès il restera sur les tableaux quand tous les donneurs de leçons et les pisse-vinaigres seront oubliés ». Pour Papy JC, « les journalistes se vengent, en particulier sur Laure Manaudou, de la médiocrité de leurs pronostics d’avant les jeux. ». Avant de proposer que « Bakchich organise les JO des médias ! Épreuve unique : Classement sur la validité des pronostics en médailles pour la France ». On ne va pas se faire que des amis…
Revenons à nous moutons… cette fois-ci exaspérés par le point de vue de Séverin Buzinet. « Oui, “elle est humaine” », répond un brin agacé, Isis. « L’argument ne se discute pas, on est d’accord. Seulement, ça fait un an qu’on nous bassine avec son objectif unique qu’étaient ces jeux de Pékin, qu’elle serait prête pour le jour J. C’est humain ça ? Bof. C’est facile et très français de trouver des excuses quand on n’est pas à la hauteur alors que Beijing était le seul objectif affiché ».
Zézette va dans le même sens :« qu’attend-t-on d’un athlète de haut niveau ? Qu’il ait des états d’âme, des opinions politiques, un engagement humanitaire ? Que non, on attend qu’il GAGNE !!!! Le reste, on s’en tamponne le coquillard, vous voyez ». Pour Mimi, finalement, tout ça est cohérent : « je trouve qu’il y a une morale a l’histoire : pas de travail, pas de résultat ». En gros, pas de bras, pas de chocolat !
Finalement, on ne voit pas pourquoi tout le monde s’emballe. Selon Dombert, « quand on décide de faire de la compétition, c’est pour gagner. Si on n’est pas à la hauteur, on laisse sa place à d’autres ». CQFD. Candide réussira - peut-être - à mettre tout le monde d’accord : « un jour, on gagne, le lendemain, on perd ! ». Vu sous cet angle…








