White Tiger expose des arguments intéressants quand à la nouveauté du programme :"La majorité de ces fichiers existent depuis toujours ; ils n’ont jamais été regroupés et c’est ça qui est dangereux (sans même penser à ce que qu’ils pourraient devenir dans l’éventualité où notre société abandonnerait les fondamentaux républicains)". Pour Dédé l’andouille, « les Français sont débiles. Ils ne comprennent jamais rien, ils ne comprennent pas qu’Edvige est un fichier digne de la stasi ou du KGB ». Toutes proportions gardées notre cher Dédé n’a pas forcément tort. Voir nos libertés bafouées de telles manières "devrait encourager les gens à sortir dans la rue". Cependant, les résultats du PSG ou de l’OM semble plus les préoccuper…
Au chapitre des autres mécontentements on note le fait que contrairement à la première version d’Edvige (1991), les RG ne sont plus les seuls à pouvoir accéder à la base de donnée. Désormais les 200 000 policiers et gendarmes du pays y auront accès. Jean No imagine : « mon futur employé est-il cégétiste ? Mon futur locataire est-il bruyant ? Il suffira de glisser un petit billet à un policier financièrement fragile pour le savoir ». En effet la potentielle corruptibilité du système pousse à la réflexion.
Et la CNIL dans tout ça ? N’est-elle pas la protectrice de la veuve et de l’orphelin fichés dans Edvige ? Zeck en doute, « mais qu’est-ce que c’est que la CNIL qu’on nous présente comme le rempart de toutes les dérives ? Une autorité administrative indépendante : 3 mots magiques qui coupe court à toute critique, et dont les membres (si vous regardez leur parcours) me laisse songeur quant à l’esprit de critique voire de rébellion qui peut les agiter en tant que défenseurs de nos libertés. C’est ça l’aristocratie bien comprise ». George Orwell, si tu nous lis…








