Après Drucker, le Pape ! Après le Pape, Taratata ! Avant - après Taratata, Canal + et BBC2. Pas facile tous les jours d’être Madame Carla Bruni-Sarkozy ! Amis internautes, on plaisante… Entre la promo de son album, « Comme si de rien était », et ses obligations d’épouse du Président, voilà la « Carlita » obligée de jongler avec son agenda. Comme ce vendredi 12 septembre, où elle a accompagné Nicolas Sarkozy à l’aéroport d’Orly pour accueillir le pontife Benoît XVI, avant de revêtir son costume de chanteuse le soir pour enregistrer l’émission Taratata. Ce programme ne sera diffusé qu’en octobre sur France 2 mais on pourra y voir une Carla Bruni interpréter un duo avec Laurent Voulzy ou encore un autre avec l’ex-gagnant de la Nouvelle Star… Julien Doré. L’attente est intolérable… Et le suspense même pas à son comble ! Tout se perd…
Heureusement, Canal+ a pitié des Français. Devant l’attente intolérable pour suivre un Taratata avec la première dame de France et la gronde qui monte dans les rangs, une solution a été décrétée. Carla Bruni-Sarkozy sera l’invité spéciale de Michel Denisot, sur Canal+, jeudi 18 septembre. Et quatre jours après, Canal+ la ressort pour sa Matinale. Quel succès ! Avant cela, l’épouse du président se produira aux côtés de Paul McCartney et Metallica pour un méga show, nous dit-on, sur la chaîne anglaise BBC2, le 16 septembre. Rien que ça ! Surtout après avoir interprété un duo avec Julien Clerc, sur le plateau de Michel Drucker. Ouah ! La classounnette… Et cerise sur le gâteau, Carla va aussi chanter sur la chaîne de télévision allemande ZDF le 4 octobre, dans une célèbre émission de variétés.
« Carlita » a fait moins bien que « Bernie »
Malgré le battage médiatique autour de l’émission, l’épouse du Président a fait moins bien que Bernadette Chirac, sur France 2. On vous rassure pas pour la chanson, ni pour le sac… Mais pour l’audimat. Bernie avait rassemblée 6,5 millions de courageux téléspectateurs devant France 2, le 11 février 2007. « Carlita » n’en a récupéré que 3 millions, le 7 septembre 2008. Gloups ! C’est Drucker qui va pas être content. Le présentateur a d’ailleurs dû déployer ses talents de médiateur pour expulser le président, le jour de l’enregistrement. Rien que ça ! Et oui, Nicolas Sarkozy s’était précipité, après son retour de Syrie, pour assister à l’émission. Mais Michel a estimé que ça pouvait déconcentrer Carla. On a frôlé l’incident diplomatique et musical…
Bon, sinon, pour finir, parlons des choses qui fâchent. On ne sait pas très bien combien Carla a vendu de CD. Ou combien de Français se sont rués sur les bacs pour se passer en boucle « l’Amoureuse »… Certains parlent de « bide ». D’autres d’un « succès incroyable » en ces temps de disette pour l’industrie du disque. Le journal Libération avait accusé, début septembre, la maison de disques Naïve de s’être un peu emporté en annonçant, mi-août, 300.000 exemplaires vendus en France et à l’étranger. Avant de se rétracter ce mois-ci et d’évoquer le chiffre de 80.000 disques écoulés. Moins flatteur !
Bide ou succès ?
Que nenni, a répondu le patron de Naïve, Patrick Zelnick, ce jeudi 11 septembre, dans le même quotidien : « Naïve n’a pas donné des chiffres faux à la presse ». Pour lui, c’est « un débat interprofessionnel qui n’a pas grand intérêt pour le public ». Il explique que les producteurs fondent leurs chiffres sur le nombre de CD envoyés aux magasins, et non sur le nombre d’albums réellement précisément achetés par les clients. Avant d’ajouter : « La mise en place initiale (107 000 albums) s’est pratiquement écoulée puisque les ventes aux consommateurs ont atteint 85 000 albums (et non pas 80 000), en conséquence les magasins ont déjà réapprovisionné 68 000 albums d’où le total de 175 000 pour la France ». Et selon le patron de Naïve, l’album de Carla Bruni se serait vendu à 190 000 exemplaires à l’étranger. « Comme si de rien était » serait donc double disques d’or en France et disque de platine Export. C’est pas un peu bling-bling tout ça ?
Petite précision tout de même. Il y a encore deux ans, le disque d’or ne se décrochait qu’au-delà de 100 000 albums vendus. Désormais, il n’en faut plus que 75 000, après décision des professionnels de la musique. Zelnick ne revient pas dessus. Bon. Mais, il est sûr d’une chose : « compte-tenu de la situation du marché du disque, je pense que beaucoup d’artistes et de maison de disques envieraient ces scores ». S’il le dit…
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