

Bakchich fait sa Cène. Si l’on retiendra à n’en pas douter ce numéro douze, n’oubliez pas qu’il s’agit du 13e opus de notre hebdomadaire.
Et pour ce somptueux banquet d’informations, les petites gratte-papiers n’ont oublié personne. Ni Ségolène Royal et ses voyages d’Orient (p.1), ni Nicolas Sarkozy. Le petit Nicolas n’est pas sorti indemne des jupes de Pasqua. Ses conseillers les plus proches restent très liés aux milieux casinotiers, notamment le sieur Lefèvre (p.2) ! Pratique quand c’est le ministre de l’Intérieur qui s’occupe des licences des casinos.
Dure réalité, les services marocains n’ont décidément plus la main. Les barbouzes de Sa Majesté n’arrivent même plus à monter une cabale crédible contre le cauchemar du Makhzen, le journaliste Ali Lmrabet (p.4). Qu’ils prennent exemple sur la Tunisie. La seule chose qui impote à l’ami Ben Ali, c’est de se faire construire un petit nid d’amour et combler sa chère et tendre Leïla. Le bonheur est fait de chose simples (p.5).
Et surgit parfois là où on ne l’attend pas. Un appel d’offres truqués, de grandes compagnies internationales mouillés, un rapport confidentiel, un mort : le Kenya aussi sait faire des affaires (p.6). Peut-être les journalistes camerounais, adeptes du gombophone, y puiseront-ils quelques informations. Pour l’instant, ils se sont remis à lire Illusions perdues de Balzac et le mettent en pratique !
Bonne lectures, chanceux lecteurs !