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Pinochette

mardi 12 décembre 2006 par Abdullah Mortachi
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L’hommage de Leila Ben Ali à PInochet, grand homme mort trop tôt et modèle de son Zinou chéri…

Bakchich : Bonjour Leïla. Que t’inspire la mort d’Augusto Pinochet ?

Leïla Ben Ali : Je suis très triste ; au même moment, je suis soulagée car il va pouvoir reposer en paix et échapper à la hargne et à la vindicte de pas mal de monde.

Bakchich : Tu trouves normal qu’il échappe ainsi à la justice sans répondre de ses crimes commis pendant 17 ans de règne sur le Chili ?

Leïla Ben Ali : N’exagérons rien. De quels crimes parles-tu ? C’était un grand homme, il a barré la route aux marxistes et aux communistes et mis son pays sur la voie de l’économie de marché. Même aux yeux de mon Zinou, Pinochet demeure une référence ; il a beaucoup appris de lui.

Bakchich : Comment ça ?

Leïla Ben Ali : Eh oui ! Sauf qu’en Tunisie, Zinou s’en est merveilleusement sorti et a enrichi le legs de Pinochet. Car nous n’avions pas que les communistes à mettre en coupe réglée, mais aussi les islamistes barbus et autres voilées à éradiquer. A cet égard, la méthode Pinochet s’est avérée payante.

Bakchich : Donc, pour toi, il serait normal de fusiller des milliers d’opposants à cause de leurs opinions ?

Leïla Ben Ali : Quand on est un vrai dirigeant perspicace, patriote et qui pense à l’avenir de son pays, il faut savoir anticiper et combattre le mal à la racine. C’est ce qu’avait fait le défunt Pinochet ; et ce que fait mon Zinou. Tenez, même les traître du journal "L’Audace" nous ont donné depuis 1998 les surnoms de Zinochet et Zinochette à mon Zinou et moi-même. C’est te dire si mon mari n’est pas le digne héritier du célèbre "caudillo" chilien.

Bakchich : Ah oui, je vois. Et ton mari compte faire représenter la Tunisie à ses funérailles ?

Leïla Ben Ali : J’irais bien moi-même. Personne ne pourra mieux représenter notre pays. Mais on en discute. Car nous envisageons faire venir son corps en Tunisie où il reposera dans un mausolée jumelé à celui de mon mari (que Dieu le préserve le plus longtemps possible).

Bakchich : En somme, une sorte de panthéon des dictateurs et autres tyrans sanguinaires ?

Leïla Ben Ali : Dis plutôt des grands hommes, auxquels l’Histoire donnera raison à cause de leur clairvoyance et leur sens de l’Etat…


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