

Ah le doux parfum de la campagne, ses saillies, ses envolées de promesses. Il plane dans l’air comme une certaine euphorie à laquelle Bakchich n’a pu que succomber.
Héraut autoproclamée du droit des femmes et de leur défense, Ségolène leur a promis une loi, dès son élection entérinée. Et l’on ne pourra lui reprocher de ne pas tenir ses engagements : le texte est déjà prêt et a été voté par le parlement (p.1). En revanche, la madone du Poitou devra apprendre à tenir ses alliés, tel le très mâle Jean-Michel Baylet, si elle ne veut pas rencontrer d’autres « trous d’air » dans sa campagne (p.2).
Dans le Maghreb, un mavais vent souffle sur la presse. Après la condamnation des journalistes de Nichane, le Journal Hebdomadaire rencontre quelques menues difficultés. Et son directeur se voit contraint à la démission. Pas sûr que le Makhzen gagne à le voir s’exiler (p.4). Bien heureusement en Tunisie, la presse n’existe quasiment pas. Et les complots non plus. Ce sont des « maladies ». Et gare à celui qui demande l’âge de la prostate du capitaine (p.5).
Et cette semaine, Bakchich vous offre trois telenovelas qui font un carton en Afrique. le suite de la folle histoire entre Abdoulaye Wade et son fils spirituel rétif (p.6), Idrissa Seck, les nouveaux derniers moments du président guinéen Lansana Conté et la fin de la visite de notre glorieux reporter Moussa Ka dans la prison camerounaise de Kondengui (p.7)
Sans oublier des nouvelles d’Agathe Habyarimana, pauvre sans papier qui essaie tant bien que mal de survivre (p.3), une belle histoire de promotion syndicale chez Total (p.3) et nos chroniqueurs habituels.
Bakchich # 19, un bol d’air frais !