Ces derniers mois, l’offensive du palais contre la presse indépendante marocaine a provoqué la démission du patron du Journal-Hebdo, Boubakr Jamaï et une condamnation à trois ans de prison avec sursis ( !) des chefs de la rédaction de Nichane. Et à chaque fois, les attaques ont été portées via des actions en justice, assorties de condamnations en bonne et dûe forme. Cette belle idée de passer d’une « culture de l’interdiction » de la presse, héritée d’Hassan II, à une « culture de la diffamation » en matière de presse, avec de si probants résultats, a été soufflée au Makhzen depuis l’autre bord de la Méditerranée. Un travail d’équipe. Tandis que le grand communicant français Le Picquart, amicalement surnommé « Findus », développait l’idée au pouvoir. À cette occasion, son grand copain Laurent Joffrin, tout frais patron le Libé, a été invité à pondre quelques notes didactiques à l‘intention des conseillers du roi.
Sain ouvrage. Ce bel esprit journalistique a simplement oublié que la justice marocaine réagit au moindre coup de babouche du pouvoir. Aussi, des procès en trompe-l’oeil et qui conduisent à anesthésier la presse bravache sont bien plus rentables pour l’image du Royaume enchanté qu’une interdiction pondue par le ministère de l’Intérieur, toujours confronté à la réprobation internationale.










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