

A l’approche de la trentaine, tout un chacun commence à penser au passé, à revoir ses fondamentaux, etc. Et les joyeux godelureaux de Bakchich, quoique tout juste sortis de la puberté, s’y essaient aussi, à l’occasion de ce numéro 28.
Au programme donc, une petite révision de l’affaire Clearstream (p.1) et de ses étranges pistes non explorées. Puis un petit audit des dernières galipettes barbouzardes chez EADS (p.2). Le tout arrosé comme il se doit d’un zeste de campagne électorale, entre Sarko qui déguste du Pinot-planton et Ségo qui se fâche avec les cultureux (p.3). Sans oublier un petit conte exotique, l’amitié naissante en syndicats français et chinois de flics (p.8). Ça au moins c’est fait.
Les voyages ensuite forment la jeunesse. Nouveau détour donc vers le Sahara Occidental ou marocain (au moins on ne vexe personne) et le nouveau plan de paix que le Makhzen a sorti de son chapeau. Il date de 2001 (p.4) mais c’est dans les vieux pots….Un adage qui devient une règle de pensée avec l’âge. Côté algérien, on découvre les vertus des fast-food, un reportage gastronomique de première main avec l’ouverture du premier Quick du pays (p.5).
Et pour finir, des petits airs éculés et un brin nostalgiques nous portent vers l’Afrique. En plus ça rime. Le Congo se rappelle le temps où il s’appelait encore Zaïre (p.6), avec son lot de corruption-conflits-guerre de rue, le Cameroun innove en présentant à Sarkozy son Jules local, au plan d’action un brin expéditif. Et tandis que la Guinée attend la prochaine grève générale, sa répression etc…l’ambassadeur de France se fait tirer les oreilles (p.7).
Voilà pour l’introspection, toujours nécessaire avant de passer le petit cap de la trentaine de numéros.
A déguster sans modération, petits lecteurs soiffards.