A moins d’une semaine du Congrès sur la réforme des institutions qui doit se tenir lundi à Versailles, le président Nicolas Sarkozy est à la manœuvre pour séduire les parlementaires. Socialistes inclus.
Hier mardi 15 juillet, après une rencontre avec François Hollande, premier secrétaire du PS, Sarkozy a fait trois propositions : un droit de réponse pour l’opposition en cas de longue intervention du Président à la télé ; une commission indépendante sur le redécoupage électoral et une réflexion sur les échelons territoriaux début 2009 à défaut d’engager une réforme du scrutin régional.
Un membre du bureau national du PS s’agace : « Mais concrètement, qu’est-ce qu’il y a derrière ces propositions. On nous parle d’un droit de réponse de l’opposition. Sera-t-il proportionné ? Rien ne nous dit que ce sera à parts égales ! Et cette proposition s’applique uniquement en cas d’émission spéciale, pas aux interventions quotidiennes du chef de l’État. Deuxièmement, on nous parle d’une commission indépendante. Mais pour faire quoi ? Est-ce que ses propositions seront acceptées ? De qui sera-t-elle composée ? Personne ne sait. Enfin, on nous propose une réflexion sur les échelons territoriaux. Est-ce que derrière ça se cache la disparition des départements ? ».
Le socialiste, toujours aussi irrité, poursuit : « Ces trois propositions relèvent de la pression, histoire de dire aux socialistes, vous portez la responsabilité de l’échec de la réforme ». Le groupe socialiste s’est prononcé contre le vote à la réforme des institutions. Nicolas Sarkozy, lui, devait s’exprimer dans Le Monde, cet après-midi.
Voilà une info ultra-confidentielle !
On en cite pas la source : "un membre du bureau national du PS".
Aurait-il peur de voir son bel appart mis à sac ou plus sûrement aurait-il peur de se faire contrer par un autre membre du bureau affilié à un autre courant ?
En plus, pas futé le gars : on lui fait des propositions de principes et il se plaint que ce n’est pas assez précis. Il ne lui vient même pas à l’idée de rebondir et de proposer les modalités souhaitées (sauf pour le droit de réponse et encore ..).
Et puis, la vieille peur de la disparition des départements ressurgit ! Tous ces beaux mandats de conseillers généraux qui vont disparaître…. Le gâteau va se reduire … Ce sera pas plus mal pour l’organisation administrative du pays mais ça ne fera pas les affaires des élus professionnels.