Il a fallu un voyage en grande pompe à Pékin pour arracher de haute lutte la signature d’une joint venture avec la China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC). Un président de la République Française présent à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, un ancien premier ministre « grand témoin » des Jeux, et le premier électricien de France, Pierre Gadonneix (patron du groupe EDF), étaient de la partie. Rien de moins pour faire « plier » les chinois. Réception chez monsieur l’Ambassadeur Ladsous, dîners, entretiens, toute l’armada diplomatique a été déployée afin d’épater et surtout plaire au gratin chinois de l’énergie. Il suffit maintenant pour EDF de convertir les ingénieurs français au bien fondé de l’Eldorado chinois. En effet, pour le moment, ils ne se bousculent pas au bureau du recrutement malgré des primes d’expatriation plus qu’avantageuses.
Pour lire ou relire l’article de Bakchich consacré à ce nouveau marché d’EDF, cliquer ici.
C’est quoi pour vous des "primes d’expatriation plus qu’avantageuses" ? Vous sous entendez que les ingénieurs d’EDF qui partent à Taishan n’ont pas à payer pour ce séjour de rêve sur la cote, dans de charmants bungalow, avec buffet à volonté ?
Ou plus sérieusement, que les conditions financières d’expatriation sont meilleures, et de loin, que celles offertes aux employés d’entreprises comparables dans des conditions de vie et de travail qui le sont tout autant ?
Pourriez vous nous faire connaitre, donc, quelles sont les conditions d’expatriation des ingénieurs de : EDF, Areva, Alstom. Qu’on compare…
Si vous ne le pouvez pas, on en concluera, si tant est qu’EDF ait des difficultés à trouver des volontaires, qu’ils ont également quelques oursins dans les poches.
PS : il est vrai qu’on peut trouver n’importe qui dans la rue, à n’importe quel tarif. Il est malheureusement probable que le partenaire chinois n’attend pas sur site un pékin de base qu’il aurait à former…