Le Monde.fr a révélé mercredi soir 17 septembre qu’une perquisition se déroulait dans les locaux du ministère de l’Intérieur. L’enquête fait suite à la plainte de Frédérique Ruggieri, propriétaire du casino de Gujan-Mestras qui se plaint d’un traitement de défaveur à son égard par la commission des jeux de la place Beauvau. Dans le collimateur il y a Bernard Laporte, actuel secrétaire d’Etat aux Sports, mais aussi Jacques Gérault, aujourd’hui préfet du Rhône et ex-directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’époque où il était ministre de l’Intérieur, et non Claude Guéant comme le Monde.fr l’a écrit.
Un autre protagoniste intéresse aussi les enquêteurs, il s’agit de Stéphane Fratacci, ex-directeur des libertés publiques et des affaires juridiques à Beauvau et aujourd’hui préfet de l’Aisne, bien connu des lecteurs de Bakchich.
Vous n’avez pas honte d’embêter ce pauvre Bernard qui a du mal a vivre ! Un travailleur dur a la tâche, mais avec des mains d’ OR comme dirait Lavilliers.
Devenu secrétaire d’État il envisage, semble-t-il, de regrouper ses participations au sein d’une entité juridique et d’en confier la gestion à un établissement financier. En droit anglo-saxon, ce type de société s’appelle un trust. Le trust Bernard Laporte.
Au début de l’année, il était encore propriétaire, actionnaire ou associé de plus d’une dizaine d’entreprises : deux campings sur le bassin d’Arcachon et dans la vallée de la Dordogne, une salle de gym à Toulouse, quatre restaurants dont un à Paris, deux casinos, une petite entreprise de biscuits, une société d’équipements..
En 1997 il s’associe à William Téchoueyres et à l’ancien capitaine du Quinze de France, Philippe Saint-André, il achète le casino de Biscarosse, avant de jeter son dévolu sur celui de Mimizan et de s’implanter à Lacanau. Qui a financé l’opération ? On l’ignore. Quand il est interrogé, Bernard Laporte répond souvent qu’il n’existe pas de milieu plus surveillé que celui des jeux. Ce qui est vrai.
Extrait Octobre 2007