Le climat est de plus en plus tendu à Toulouse. Vendredi dernier, 300 syndicalistes CGT envahissaient les pistes et le comité d’entreprise pour protester contre la filialisation des sites de Méaulte et de Saint-Nazaire dans la nouvelle structure Aerolia. Renouant avec son histoire, dans la grande tradition des méthodes musclées de l’UIMM, Airbus n’a pas hésité à faire appel à une entreprise de gardiennage et à embaucher une centaine de gros bras pour « provoquer » les 300 manifestants. En outre, la direction fait courir des bruits de poursuites judiciaires contre les syndicalistes qui ont envahi les pistes. Un salarié qui aurait lancé quelques noms d’oiseaux à l’adresse du président d’Airbus France, Jean-Marc Thomas, serait menacé de licenciement.
Pourtant, les salariés ont quelques bonnes raisons d’être inquiets. Selon les calculs d’un syndicaliste CGT, Airbus se sépare en un mois de plus de 11 000 salariés : vente d’une partie de l’usine de Filton, de Laupheim, filialisation de Nordenham, Varel et Augsburg dans une société nommée Aeroteck, filialisation des usines de Méaulte et Saint Nazaire dans Aerolia, construction d’une usine de 1000 personnes en Tunisie, vente des derniers actifs qui appartiennent à Airbus dans la Sogerma, et on reparle de la vente de la Socata à Daher…
Pourquoi "provoquer" est entre guillemets ?
1. Il s’agit de l’opinion du journaliste mais il n’assume pas vraiment,
2. Il s’agit de l’opinion de la CGT mais le journaliste a oublié de le préciser,
3. Comme ça.
"En outre, la direction fait courir des bruits de poursuites judiciaires contre les syndicalistes qui ont envahi les pistes. Un salarié qui aurait lancé quelques noms d’oiseaux à l’adresse du président d’Airbus France, Jean-Marc Thomas, serait menacé de licenciement."
Les syndicats font courir le bruit comme quoi toutes atteintes aux biens et aux personnes commises en temps de lutte ne seraient pas punissables …
Ils n’ont pas tort puisque il a été possible aux marins-pêcheurs d’incendier le Parlement de Bretagne à Rennes sans qu’aucune poursuite ne soit engagée.