Le procès de l’Angolagate, qui démarre lundi 6 octobre à la 11ème chambre du tribunal de Paris, met la défense des 42 prévenus sur les nerfs. L’un d’entre eux, Allain Guilloux, avocat fiscaliste chez qui le juge Philippe Courroye avait déniché tout un tas de documents qui ont permis de lancer l’affaire, multiplie les rendez-vous avec la presse. Objectif, tenter de montrer que le juge d’instruction a eu au cours de son enquête une série de rendez-vous avec celui qui était alors patron des Renseignements généraux, le fameux Yves Bertrand dont Bakchich a régulièrement causé. En clair, la défense cherche à déstabiliser le procès en faisant le parallèle avec Clearstream, dossier initié par les rencontres secrètes entre le juge Renaud Van Ruymbeke et le corbeau Jean-Louis Gergorin, et la transmission de lettres soi-disant anonymes comportant des listings, trafiqués comme l’enquête du juge l’a démontré. On a vu où ça a mené…
Mais dans l’Angolagate, pas de vrais-faux listings. Tous les comptes bancaires sont vrais, et les millions généreusement distribués grâce la vente des armes à l’Angola, bien réels !