Les temps sont durs… même à l’Élysée. « Nous n’avions pas connu de crise équivalente à celle d’aujourd’hui depuis les années 1930 », raconte un visiteur de Nicolas Sarkozy, qui se livre à une petite explication de texte.
« Entre les années 1930 et aujourd’hui, il y avait eu des épiphénomènes, dit-il, c’est-à-dire des crises boursières, mais par définition elles étaient liées à un petit milieu : celui de la bourse. La seule crise comparable à ce qui se passe actuellement est celle que le Japon a connue à la fin des années 1990 et qui a entraîné une récession d’une dizaine d’années. Mais cette crise s’était limitée alors à un seul pays. Aujourd’hui, il s’agit d’une crise financière mondiale ».
Avant d’ajouter : « Nous n’avons aucune certitude sur rien. Le système peut s’effondrer ou pas. Tout est une question de confiance ». Raison pour laquelle le président essaye de démontrer qu’il y a un pilote dans l’avion. Et si l’avion s’écrase, qu’est-ce qui se passe ?
Comme le disent tous les vrais spécialistes : TOUT va bien et surtout, il faut continuer comme avant (faire des boucliers fiscaux, libéraliser les heures supplémentaires, s’aligner sur les Etats Unis …).
Glissement progressif, inodore et parfaitement indolore, depuis hier, il existe un prisonnier politique au "Pays de Voltaire et d’Hugo" : quelqu’un qui est en centrale parce qu’il a fait une déclaration à la presse.
"Glissement progressif, inodore et parfaitement indolore, depuis hier, il existe un prisonnier politique au "Pays de Voltaire et d’Hugo" : quelqu’un qui est en centrale parce qu’il a fait une déclaration à la presse."
Heureusement qu’il faut répondre poliment et sans gros mot, parce que j’allais me lâcher ! Nous avons depuis hier quelqu’un qui a tué un innocent et qui n’en éprouve pas le moindre remord ! Il faut le remettre en prison jusqu’à la fin de ses jours…
Avez-vous lu le texte exact ? En moins de 2 jours, comme tout le monde, j’en ai entendu parler au moins 20 fois, avec au moins 36 versions différentes. J’ ai donc acheté l’Express, et constaté qu’au lieu d’un résumé, il fallait une minutieuse explication de texte.
J’ai aussi vérifié que les champions de la citation tronquée, à savoir Libé et l’Obs, étaient loin d’être seuls.