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Menacé par la mafia, l’écrivain Saviano revient à « Gomorra »

dimanche 16 novembre 2008
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11 MESSAGES

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  • à Hervé L.
    le lundi 24 novembre 2008 à 23:54, "JE SAIS." a dit :

    Cher Hervé L.,

    Un Critique de votre niveau (notez la majuscule) ne saurait être passé à côté du sens de mon intervention : mon avis ne concernait que la fond de cet œuvre, en aucun cas sa forme…

    Je vous prie, cher Critique, d’accepter mes plus plates excuses si j’ai pu, par mon commentaire déplacé, induire en erreur des lecteurs potentiels.

    Gros bisous.

    PS : merci de bien vouloir nous communiquer les références de vos propres écrits, impatient que je suis d’élever mon niveau de lecture.

  • Menacé par la mafia, l’écrivain Saviano revient à « Gomorra »
    le lundi 17 novembre 2008 à 18:57, valentina a dit :
    could I know the name of the photographer who came back with Saviano in Neaples ? thanks . valentina
  • " JE SAIS."
    le dimanche 16 novembre 2008 à 18:36

    J’ai commencé la lecture de "GOMORRA" un peu à reculons, m’attendant à une une litanie de crimes, un constat. Quelle erreur.

    Œuvre exceptionnelle, et l’on comprend vite que si l’auteur signe là son arrêt de mort ce n’est pas à cause des faits qu’il énonce, connus de tous où facilement concevables.

    Sa dénonciation n’est pas factuelle, elle est morale, ce sont les mafieux eux mêmes qui y sont vomis, pour ce qu’ils sont : des minables. C’est dans leur (petites) personnes, leurs valeurs que ces gens sont attaqués, rabaissés plus bas que terre, c’est leur amour propre qui est anéanti par cet homme dont le témoignage est hallucinant de puissance (j’ ai des frissons en repensant à l’épisode du pèlerinage sur la tombe de Passolini : « JE SAIS »).

    A lire. De toute urgence, car après sa mort il sera trop tard.

    • " JE SAIS."
      le lundi 17 novembre 2008 à 05:16, gzogzo a dit :

      Un avis des plus intéressants, criant de sincérité, fort bien écrit et articulé, sans fautes d’orthographe ….

      Dans "Bakchich", on croit rêver !!!

    • " JE SAIS." - bof…
      le lundi 17 novembre 2008 à 08:34, herve_l a dit :

      J’ai vu le film, largement surfait et complaisant, et qui nous refait le coup de la Cité de Dieu sans le talent de la mise en scène ni la qualité des acteurs.

      Alors j’ai lu le livre. Autant les 80 premières pages sont enthousiasmantes, autant la longue litanie des morts, et des magouilles napolitaines devient totalement répétitive et lassante. Le livre ne tient pas la distance.

      • " JE SAIS." - bof…
        le lundi 17 novembre 2008 à 11:09, Zorro a dit :
        C’est plutôt vous qui comme lecteur n’avez pas tenu la distance… En tous cas, ce livre puissant et d’un courage incroyable fait réfléchir sur l’autocensure dans le journalisme. Qu’est-ce qui fait que la plupart des journalistes se brident ? Est-ce la pression économique ou est-ce un problème de courage personnel ? Peut-être les deux. « Si j’écris des choses qui ne plaisent pas, je ne serai plus bien vu par Anne Meaux ou par Calzaroni, je ne serai plus invité à l’Opéra par Vinci, je n’aurai plus droit aux voyages de presse de Suez en Chine, je serai très malheureux car je ne serai plus reconnu. Bouhouhh ! » et au pire je serai viré. Heureusement que Saviani n’a pas tenu ce genre de raisonnement. Il s’est juste dit, si j’écris Gomorra je serais assassiné par la Maffia un jour ou l’autre, mais au moins tout le monde saura. L’homme lâche meurt tous les jours, l’homme courageux ne meurt qu’une fois.
        • " JE SAIS." - bof…
          le lundi 17 novembre 2008 à 12:34, herve_l a dit :

          "C’est plutôt vous qui comme lecteur n’avez pas tenu la distance… " L’argumentation en dit long.

          Autant je pense que l’auteur est excellent dans la description du port de Naples, de certains quartiers où il a visiblement trainé, autant la liste des morts tient plus de la compilation de revues de presse, du genre de celle faite en fréquentant pendant des heures toute bonne bibliothèque. Dans une enquête sérieuse, en général, on illustre toujours son propos par des fac-similés de PV, de Compte-rendus d’audience, de photos… Là… rien. Je m’interroge. Quelles sont les sources ? où est la démonstration ? A part enfoncer des portes ouvertes, je ne vois pas.

          • " JE SAIS." - bof…
            le lundi 17 novembre 2008 à 16:17, Zorro a dit :
            Il faut avoir du cran pour inscrire noir sur blanc dans un livre le nom de tous les auteurs des crimes de la région dans laquelle on habite. Vous ne croyez pas non ? Ce n’est pas très courant.
          • " JE SAIS."
            le lundi 17 novembre 2008 à 17:03
            Ce sont là, mot pour mot, les arguments que la Camorra utilise pour essayer de le décrédibiliser….
        • " JE SAIS." - bof…
          le lundi 17 novembre 2008 à 15:43, Z a dit :
          Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec Zorro, ce livre n’est pas un roman(Hervé L.), il parle de choses vraies dont personne n’a osé parler jusque-là. Nous devons le soutenir car Camorra a décidé que R. Saviano ne verrait pas 2009 (vrai assassinat pour ceux qui croient à un roman). Des gens comme lui manquent sur cette planéte alors aidons-les.
          • " JE SAIS." - bof…
            le lundi 17 novembre 2008 à 20:22, herve_l a dit :
            C’est aussi ce que je trouve pénible avec ce bouquin. Il FAUT l’aimer. Si on ose dire que c’est un livre prétentieux, chiant à lire et surfait (moins que le film, je l’accorde) alors on est un mafieux (cf le raccourci ci-dessus). Bref, en vous lisant, je suis bien heureux d’avoir détesté. Je retourne à mes lectures. Le dernier Gian Carlo de Cataldo, la saison des massacres, m’a l’air vachement prenant.