Division chez BNP Paribas sur la Société générale
lundi 31 mars
L’annonce, le 19 mars, par BNP Paribas qu’elle écartait le dossier d’un éventuel rachat sur la Société générale, ne présage pas de l’avenir. Elle masque surtout des divisions internes au sommet de BNP Paribas. Parallèlement à un forcing mal perçu à l’Elysée, le président Michel Pébereau plaidait en faveur d’une OPA rapide, pour profiter de l’affaiblissement de la Société générale, après ses pertes records, mais il n’a pas était suivi. Le directeur général de BNP Paribas, Baudoin Prot, soutenu par une frange de l’état-major, des administrateurs et des conseillers de l’Elysée, préfère une solution « amicale » et progressive, en pariant sur un probable départ de Daniel Bouton, patron de la générale, d’ici l’été, et un rapprochement plus « naturel ». Détail qui compte : la réglementation ne permettra à la BNP Paribas de relancer d’éventuels projets de rachat que six mois après son communiqué du 19 mars, soit à partir le 19 septembre. Un pari, car d’autres prédateurs peuvent, d’ici là, rôder…