Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Une fois de plus Europe 1 a été abusé. Non pas par Bakchich cette fois (Lire dans Bakchich Jean-Pierre Elkabbach is watching me) mais par des « sources concordantes journalistiques généralement sûres et fiables » affirmant que le bon Pascal Sevran nous avait quitté pour un monde meilleur. Ce sont des choses qui arrivent. A Bakchich aussi, il nous arrive de nous tromper. Errare humanum est ! Mais bizarrement, Jean-Pierre Elkabbach a montré moins d’élan pour reconnaître cette erreur (un communiqué sur le site d’Europe 1) qu’il ne l’avait fait pour dénoncer, dans La Croix, les prétendues fautes de ses confrères. Son comité d’éthique arrive à point nommé !
P.S. du 23 avril, à 9 h 30 : Elkabbach a reformulé ses excuses mardi 22 dans la soirée, déclarant à la Société des rédacteurs d’Europe 1 « assumer l’erreur » commise à l’encontre de Pascal Sevran lundi dernier. Fini aussi la « responsabilité collective », Jean-Pierre a compris le message, et dit se sentir responsable.
http://www.entrevue.fr/zapping/stephane-bern-sur-l-affaire-sevran-la-palme-du-faux-cul-revient-a-morandini-3108.html
Stéphane Bern sur l’affaire Sevran : "la palme du faux-cul revient à Morandini"News La bourde des médias concernant la fausse mort de Pascal Sevran continue de faire polémique.
Pendant son émission radio sur France Inter, Le Fou du Roi, Stéphane Bern revient sur l’affaire de fausse mort de Pascal Sevran.
Pour l’animateur, Jean-Marc Morandini fait preuve d’une hypocrisie sans précédent. Sur son blog, il aurait attaqué Laurent Ruquier, dénonçant son manque d’éthique lorsque, sur le plateau de On n’a pas tout dit, il avait révélé la mort de Sevran, en direct et sans vérification préalable.
Sauf que Jean-Marc Morandini avait fait de même sur Direct 8, lui aussi piégé par cette information premièrement diffusée sur Europe 1, radio où travaillent Laurent Ruquier ET Jean-MArc Morandini.
Stéphane Bern s’en prend donc à l’animateur de Direct 8 qui ne fait en aucun cas référence à sa propre bourde sur son site Internet. "La palme du faux-cul qui dit sur son site que c’est scandaleux ce qu’as dit Ruquier, alors qu’il a fait pareil sur Direct 8. Sur son site il n’en parle absolument pas", tacle-t-il.
Jean-Marc Morandini avait démenti l’information sur son blog, un jour plus tard, et n’avait effectivement pas parlé de sa prestation sur Direct 8.
Je trouve dommage que bakchich fasse porter le chapeau à Europe 1, puisque la responsabilité de cette fausse nouvelle incombe à Jean-Pierre Elkabbach.
La société des rédacteurs a contraint Elkabbach a assumer ses responsabilités, et elle a soutenu les journalistes ayant diffusé sur ordre d’Elkabbach cette fausse information.
Quelle est donc la mystérieuse gorge profonde qui, lundi en fin d’après-midi, a donné à Europe 1 la fausse info annonçant la mort de Pascal Sevran ? Un stagiaire peu aguerri au métier de journaliste ? Point : c’est Jean-Pierre Elkabbach en personne. Oui, Jean-Pierre Elkabbach, patron d’Europe 1.
Ce mardi, la Société des rédacteurs d’Europe 1 a publié un communiqué : « Il apparaît que la responsabilité de Jean-Pierre Elkabbach est directement engagée dans cette annonce erronée. Il apparaît que lui seul a été le donneur d’ordre. Il a transmis l’information et ordonné qu’on la diffuse », écrit la SDR d’Europe 1 qui « apporte son soutien à ceux sur lesquels le président d’Europe 1 a tenté de se défausser ».
Lundi, explique un journaliste, « vers 18h45-18h50 », Jean-Pierre Elkabbach appelle la rédaction pour annoncer la mort de Pascal Sevran. « La rédaction a freiné, raconte le journaliste, il n’y avait aucune confirmation. » A deux minutes du journal de 19 heures, Elkabbach rappelle : « Je confirme. » « Après tout, c’est le patron », souligne un salarié de la station. Et Europe 1 d’annoncer la fausse nouvelle de la mort de l’animateur de France 2, démentie dix minutes plus tard.
Mardi matin, Jean-Pierre Elkabbach s’exprime devant sa rédaction : « J’assume personnellement une erreur collective. » Collective ? Le sang de la rédaction ne fait qu’un tour… Et voilà la Société des rédacteurs dans le bureau d’Elkabbach : « Il a mangé son chapeau », raconte un témoin. Et finit par se présenter devant la rédaction pour expliquer que l’erreur collective était son erreur à lui. Joint par Libération, Elkabbach a fait dire qu’« il ne s’exprimerait pas ».
Il y a à peine un mois, un certain Jean-Pierre Elkabbach annonçait la création d’un groupe de travail chargé, à Europe 1, de réfléchir sur « les sources, la vérification de l’information, la crédibilité des sites Internet, des blogs, les rumeurs, les frontières entre la vie publique et la vie privée ».