Au moment où les contribuables remettent péniblement leur déclaration de revenus aux Impôts, les agents du fisc se mobilisent contre le Livre blanc de la fonction publique et les projets de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Points noirs : la possibilité pour un agent appartenant à une fonction publique (étatique, territoriale ou hospitalière) d’être obligé de rejoindre une autre fonction publique. Avec à la clé un changement complet de métier.
Autres points d’achoppement, le projet législatif permettra de recourir aux agences d’intérim pour suppléer les manques, suite aux suppressions de postes, et la fusion entre la Direction générale des Impôts et la direction générale de la Comptabilité publique, qui a eu lieu, devrait conduire à la fermeture d’un grand nombre de Trésoreries et de Centres des Impôts un peu partout. A l’hôtel des Impôts de la rue de Londres, à Paris, une grève reconductible se déroule avec des piquets depuis le 19 mai. Les CRS sont intervenus pour dégager les lieux et le ton continue à monter dans ce corps de fonctionnaires très syndiqué.
Il serait bon que certains fonctionnaires abandonnent l’idée qu’il ne sont pas propriétaires de leur poste.
Dans le privé, on risque le chômage.
Que les fonctionnaires menacent de grêve en cas de mobilité interne nécessaire au bon fonctionnement du service public est révélateur d’une mentalité assez déplorable.
Il est vrai que jusqu’à ce jour, les différents gouvernements ont cédé, espérons que celà va changer !
t’as raison !
pis le jour ou tes impôts seront calculés par des interimaires payés au lance-pierre et formés en 48h chrono, tout ira mieux !
C’est déjà le boxon dans les centres de tri postaux - tu vois le tableau dans les hôtels des impôts ?
pis curieusement, c’est toujours à la base qu’on impose de la flexi-mobilité…
vive la libéralisation des services (et des esprits !)
S.
La mobilité n’est pas forcément un problème, elle existe depuis longtemps. Seulement elle fonctionne mieux lorsqu’elle est préparée, accompagnée et principalement basée sur le volontariat, en bref lorsqu’elle est le résultat d’une concertation et non d’une régression imposée brutalement.
Si ces agents se mobilisent ce n’est pas révélateur d’une "mentalité déplorable" mais plutôt d’une inquiétude sur l’avenir du service et de sa qualité. Et en cela ils ont bien raison, personnellement je serais assez réticent d’avoir recours en matière fiscale à un call center composés d’intérimaires formés à la va-vite plutôt qu’à un fonctionnaire recruté sur concours et dont le statut garantit aussi l’indépendance et l’honnêteté.
Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à être justement inquiets de l’avenir du service public :
http://consommateurendanger.org/
Il me semble que, plus qu’une idée de "propriété de son poste", c’est d’une conception de la société qu’il est aujourd’hui question.