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Un ralliement Tapie dans l'ombre
Le ralliement annoncé de Bernard Tapie à Sarkozy, soit celui d’un ancien ministre de Mitterrand et membre du parti radical et présumé homme de « gôche » en surprendra peut-être quelques uns. Pas ceux qui suivent le feuilleton du Crédit Lyonnais… Ceux-là se souviennent que lorsque Sarkozy était à Bercy, ce dernier avait pris en 2004 l’initiative de patronner une médiation entre l’homme d’affaires et le Lyonnais. Cette mission confiée à Jean-François Burgelin avait abouti dans un premier temps à la conclusion que le CDR (l’entité publique chargée de liquider les actifs « pourris » du Crédit Lyonnais) pouvait et – même devait – renoncer aux 100 millions d’euros de créances dues par Bernard Tapie.

Officiellement il s’agissait, vu de Bercy, d’en finir avec un litige vieux de près de 15 ans et de ne pas exposer le contribuable aux aléas d’un procès. Si la transaction devait finalement échouer, le Nanar ne pouvait qu’être sensible aux efforts de conciliation ainsi déployés par le petit Nicolas pour mettre de l’huile dans les rouages et soutenir sa petite entreprise. Une initiative que même le Figaro trouvait alors « politiquement risquée ». On attend avec impatience ses commentaires …
Rappelons que l’ex-ministre de la ville, ex-Zorro des banlieues, est officiellement en état de faillite personnelle. Que le « commissaire Valente » de TF1 a écopé de 3 ans de prison, dont 8 mois ferme (très théorique) pour fraude fiscale, le citoyen modèle ayant omis de s’acquitter de 7,1 millions d’euros d’impôt sur le revenu entre 1992 et 1993.
Autant de déconvenues qui ne l’empêchent pas de toujours mener grand train.
Au sommet de sa gloire dans les années les années 90, Tapie avait réussi l’exploit de se soustraire à l’ISF au motif que ses sociétés « perdaient de l’argent ».
Pourtant logé dans un hôtel particulier rue des Saint-Pères, et pour le même motif – sa détresse financière !- il payait 1462 francs ( !!!) de taxe d’habitation alors que la taxe légitime dont il aurait dû s’acquitter s’élevait à 80 173 francs.
Un gros malin donc le Nanar. Et comme Sarko, comme Johnny, un fervent adepte du « bouclier fiscal ».







