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Des Sages très sages pour les «Echos»

Des Sages très sages pour les Echos . L’heureux nouveau propriétaire des Echos, Bernard Arnault, est toujours à la recherche d’un troisième sage pour arbitrer d’éventuels conflits entre la rédaction et lui-même. Les deux premiers noms sont l’ancien patron de Paribas André Lévy Lang, qui n’a pas une réputation de rebelle, et l’ex journaliste du Monde Alain Vernholes, plus connu pour sa courtoisie que pour son audace. C’est dire si la rédaction des Echos, confrontée aux choix de son nouveau boss, reste bien élevée…

Série noire pour la police financière. Tandis que l’un de ses commissaires a été mis en examen la semaine dernière pour avoir - selon la justice - divulgué et monnayé des info confidentielles, il apparait qu’une figure présumée de ce dossier, également mise en examen pour « corruption active d’une personne dépositaire de l’autorité publique » est lui aussi un ancien de la police financière. Jacques Leroy est reconverti depuis des années dans le privé et a notamment travaillé aux cotés de l’ancien gendarme Philippe Legorjus au sein de la société Atlantic intelligence.

Diam’s se paye les têtes à claque de Voici . Déprimée, la star du hip hop, comme l’affirme Voici dans son édition de la semaine ? Peut-être, mais pas abattue ! Dès qu’elle a vu son visage larmoyant orner la Une de l’hebdo people, la rappeuse a débarqué comme une furie à son siège parisien, vers 11 heures. Stoppée à l’accueil, ses hurlements ont vite fait d’alerter les journalistes de Voici. N’écoutant que son courage, Loic Sellin, le rédacteur en chef, est descendu en personne pour raisonner la turbulente. Son charisme, plus proche de celui d’un notaire que d’un caïd du hip hop, n’a visiblement pas impressionné la rappeuse, qui l’a accueilli par une paire de baffes ! Il a fallu une bonne demi-heure et l’aide de plusieurs employés pour reconduire la star. Toujours énervée, elle aurait promis de revenir « accompagnée ». Pas sûr que le réd chef de Voici descende cette fois…

Levallois : ça commence mal pour Henri Leconte. Élu à Levallois (Hauts-de-Seine) en 19ème position sur la liste de Patrick Balkany, l’ancien champion de tennis Henri Leconte n’a pas assisté, samedi, à la première réunion du conseil municipal. Il était retenu, dit-on, à Miami. Du coup, à l’appel de son nom, l’opposition et une partie du public (y compris dans le fan club des époux Balkany) l’ont hué. Bienvenue en politique.

Villiers-le-Bel : France 3 dépose plainte après un vol de caméra. Un caméraman de France 3 a
été pris à partie mardi 11 mars alors qu’il venait de tourner, avec une
collègue, un reportage sur les municipales à Villiers-le-Bel (Val
d’Oise). D’après la version du JRI, un individu l’a poussé contre sa
voiture, tandis qu’un autre se saisissait de la caméra de l’équipe de
télévision. Les deux individus ont ensuite pris la fuite avec le
matériel en direction de la cité. Une plainte a été déposée et
France 3 a fourni une autre caméra à son équipe. Ce n’est pas la
première fois qu’un tel incident se produit. Le 26 novembre 2007, lors de
la marche silencieuse à la mémoire des deux adolescent morts dans
l’accident de mini-moto, la caméra d’une autre équipe de France 3 avait
ainsi été dérobée.

L’ex-conseiller de Blair suggère de dialoguer avec Al Qaïda. Prôner l’ouverture d’un canal de communication avec les réseaux de Ben Laden pour en finir avec la violence n’est pas une idée nouvelle. Mais, quand elle est publiquement soutenue par une figure politique comme Jonathan Powell, ancien chef de cabinet (de 1995 à 2007) de Tony Blair, le principal soutien de la politique frontale anti-Al Qaïda de George Bush, voilà qui promet une belle polémique. A quelques jours de la sortie de son livre consacré aux coulisses des accords de paix avec le mouvement indépendantiste irlandais IRA, dont il a été le principal négociateur, Powell vient d’affirmer, le 15 mars, au Guardian que, fort de cette expérience, il travaillerait cette option parce que, à un moment donné, a-t-il constaté, « vous devez en venir à une solution sécuritaire qui soit aussi politique ». « Cest très difficile pour les gouvernements démocratiques de faire cela - parler avec un mouvement terroriste qui tuent vos concitoyens - mais si j’’étais au gouvernement aujourd’hui, je songerais à vouloir dialoguer avec le Hamas, à dialoguer avec les Talibans, et j’essaierais de trouver un canal de communication avec Al Qaïda ». Peu après les attentats de Madrid en 2004, Ben Laden avait proposé une trêve et l’ouverture d’un dialogue avec les Européens. Pour s’entendre répondre : « On ne négocie pas avec les terroristes ». Powell jette donc un joli pavé dans la mare…