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«Bakchich» partiellement censuré en Chine
Bakchich partiellement censuré en Chine. Si en Chine on peut étonnamment consulter l’article de Bakchich consacré aux émeutes au Tibet le week-end dernier, impossible par contre de visionner les vidéos des émeutes qui illustrent l’article. Une censure à la carte en quelques sorte.
Le surnom de François Baroin. L’ancien ministre François Baroin est désormais surnommé « J » dans sa
bonne ville de Troyes, qui l’a réélu au premier tour
avec à peine plus de 50% des voix. Auparavant, il
était surnommé « VSD », parce qu’il n’était présent dans
l’Aube que le week-end. Baroin vit à Paris et
désormais, il n’est plus présent dans la ville où il
ne serait maire que le « Jeudi », d’après ses administrés.
Europe : Angela Merkel ne sera pas déçue du voyage… de Sarkozy à Londres. Après avoir passé la main dans le dos de la chancelière allemande lors de leur dernière rencontre, Nicolas Sarkozy s’apprêterait à « trahir » le couple franco-allemand avec le gouvernement de la perfide Albion… Un changement de cap qui risque d’être interprété comme un virage à 90 degrés de la diplomatie tricolore. A l’ordre du jour des discussions entre Paris et Londres : l’élaboration d’une politique commune d’armement. Le Royaume–Uni et la France représentent 40% des investissements européens en matière d’équipements militaires. Soixante pour cent si on considère les dépenses de recherche ; c’est donc avec l’Angleterre qu’il faut s’allier. Sarkozy et Gordon Brown parleront aussi du renforcement des liens entre l’Europe et l’OTAN. De l’immigration, du réchauffement climatique, de nucléaire civile, du futur porte avion, de l’Afrique, du Kosovo, de l’Iran et des turbulences financières planétaires. Le tout dans le but de relancer spectaculairement les échanges économiques et politiques. Symbole de cette visite : le dépôt d’une gerbe au pied de la statue élevée à Londres à la gloire du Général De Gaulle. Signe qui ne trompe pas : depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, plus de 50 visites ministérielles britanniques ont eu lieu à Paris pour préparer ce sommet bilatéral.
BNP Paribas-Société générale : on verra plus tard. Alors que tout le monde attendait une OPA sur la Société Générale, la banque présidée par Michel Pébereau a annoncé mercredi 19 qu’elle refermait le dossier. Comme Bakchich l’avait rapporté, BNP Paribas attendait un feu vert de Super Sarkozy, mais le président a d’autres soucis en tête depuis le succès mémorable que son parti a remporté lors des municipales. BNP Paribas ne court aucun risque à prendre du recul car aucun groupe étranger est prêt à lancer une OPA hostile sur une banque française. Comme la Société Générale demeure fragile, certains pensent que le P-DG Daniel Bouton viendra de lui même proposer un accord à son vieux rival dans quelque temps.
Kouchner sur le départ ? Alors que le torchon brûle entre le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant et le sémillant ministre des Affaires étrangères, qui lui reproche de piétiner ses plates bandes diplomatiques, le patron du Quai d’Orsay semble se ménager des portes de sorties honorables qui lui permettrait de quitter le gouvernement la tête haute. Première piste : suivre la femme. Au cours d’un point de presse diplomatique le 18 mars, Bernard Kouchner a encore réitéré son engagement à démissionner si la nomination par l’Elysée de sa compagne Christine Ockrent à la direction générale de France Monde, l’audiovisuel public extérieur, s’avérait constituer un conflit d’intérêt avec ses fonctions. « Ce sera la première fois qu’un mec s’en ira parce que sa femme est promue ». Quitte à en faire trop : « Et ça fera du bien à la France ». Deuxième piste : le retour aux origines. Alors que la France a réclamé la nomination d’un haut représentant de l’ONU en Afghanistan, dont le profil ressemble trait pour trait au portrait robot de l’ancien administrateur du Kosovo qu’il fut, Kouchner a annoncé dans la foulée qu’il se rendra à Kaboul en amont de la prochaine conférence des donateurs pour l’Afghanistan tiendra au mois de juin à Paris. Pour choisir son futur domicile ?
TF1 : les salariés au régime sec. La nouvelle direction de la Une met le turbo pour mettre les salariés au régime sec. Finies les notes de frais « pharaoniennes » : désormais, pour les déjeuners extérieurs, elles sont plafonnés à 40 euros. Il faut aussi économiser les feuilles de papiers sur lesquelles le personnel est invité à écrire « recto-verso ». Enfin terminé les coursiers d’étages : chacun et chacune devra désormais aller récupérer son courrier. Allez, courage ! Qu’il paraît loin le temps où l’ami PPDA disposait d’une suite au Raphaël, le palace de l’avenue Kléber, afin que Patrick puisse se ressourcer avant la grande messe du 20heures… Quant à la cantine ultra- moderne de la chaîne, où l’on déjeunait jusqu’à présent avec des couverts du designer Guy Degrenne, la fauche a été telle qu’au bout de quelques semaines, la plupart des services de table avaient disparu… Riposte de la direction ? L’organisation d’une journée « couverts en plastique » histoire de sensibiliser les « voleurs à « plus de savoir vivre ».



