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Cercle Concorde: les affaires reprennent

La trêve des élections municipales passée, les joyeux drilles du parquet marseillais se sont remis au turbin. Et sorti de sa très relative torpeur le dossier du cercle de jeux parisien Concorde, suspecté d’avoir servi de lessiveuse au milieu corso-marseillais.

Dès le 19 mars, la pêche au suspect a repris. D’abord avec Théo Skillas, le neveu du parrain présumé de Marseille, Roland Cassone. Le bon Roland est soupçonné d’être le « vieux monsieur » qui a joué les juges de paix – ou du moins essayé – entre les différents clans qui se disputaient le Cercle. Voire d’y avoir misé quelques-unes de ses économies.

Puis, le sieur Jacques Butafoghi a du cesser sa balade au grand air. En cavale depuis fin novembre, le garçon a été arrêté du côté de Porto-Vecchio. Déjà mis en examen pour association de malfaiteurs dans le dossier de la tuerie de la brasserie des Marronniers en 2006, Butafoghi a été, selon les enquêteurs l’un des principaux animateurs, voire bénéficiaire, de l’activité du cercle de jeux.

Edmond Raffali, le patron historique du Cercle, s’est lui définitivement dérobé à la justice, en passant l’arme à gauche, après une longue maladie, dans la journée de vendredi 28 mars.

Prochaine étape au programme des juges prévue pour jeudi : une confrontation entre Roland Cassone et François Rouge, le banquier suisse qui a financé la réouverture du Cercle. L’ambiance a des chances d’être bon enfant entre les deux pensionnaires de la prison des Baumettes à Marseille. Rouge a jusqu’à présent affirmé avoir fait appel à Cassone pour l’aider à gérer les petits soucis qui ont égrené la vie du Cercle, ce que l’ami Roland réfute depuis quatre mois… et qui lui vaut, en partie son séjour à l’ombre.

L’incroyable saga est repartie !