Vous êtes ici

«~Quand Sarkozy fait un caprice, est-ce de l'information?~»

« Et la prochaine fois qu’il aura la diarrhée, vous ferez aussi un article ? »
C’est en ces termes, un tantinet scatologiques, que XMLS nous interpelle à propos de l’article dans lequel nous racontons les déboires d’un photographe de l’AFP, invité à photographier Nicolas sarkozy.

La remarque a le mérite de lancer le débat. En soi, l’incident avec le photographe méritait-il qu’on lui consacrât autant d’espace ? Certainement pas. Ce début d’altercation serait banal s’il ne venait s’inscrire dans un contexte bien particulier. Celui d’un président qui s’emporte facilement et qui multiplie les accrochages avec la presse.

Une presse qui a longtemps été séduite - pour rester poli - par le candidat Sarkozy. Pour lui, elle avait les yeux de Chimène.

La voilà aujourd’hui sur le banc des accusés. Convoquée par le Procureur de l’Elysée. Il se trouve même des voix pour demander la transformation de l’AFP en agence Tass, le sinistre organisme de propagande qui diffusait les communiqués de la défunte URSS.

Une anecdote qui devient révélatrice

C’est ce contexte qui donne, tout à coup, une résonnance particulière au dérisoire incident du Grand Palais. Il en dit long sur le rapport que le chef de l’Etat entretient désormais avec les médias et sur l’instabilité de son caractère. Il est révélateur.

Toute autre est la critique développée par Magali :

« C’était quand même plus libre sous Mitterrand, quand on avait des photos d’anniversaire de la petite Mazarine tout les ans !
Non mais vous écrivez vos articles pour des anencéphales sans mémoire ou quoi ?
Et tout ce courage a vouloir prendre sarko qui fait pipi, sarko qui fait popo, c’est pour rattraper le peu d’empressement à avoir parler, en leur temps, au choix et en vrac :

- de la mort de Bousquet

- du massacre d’Ouvea

- de la mort de Grossouvre

- des vacances de Chichi en Sardaigne

- …..
En ce qui concerne Sarko, arretons de confondre l’important du détail et l’économie du Bling-Bling.
Sinon en france il n’y aura plus que le choix entre Closer et Voici !
 »

On n’en disait pas autant sur Mitterrand

Pas de chance, Magali est mal tombée avec l’auteur de l’article qui est aussi celui de ce billet. Il se trouve que j’ai largement donné sur les turpitudes de François Mitterrand et de sa famille. Je tiens la liste de mes papiers à la disposition de qui voudra…

N’en déplaise à Magali et à tous les partisans du Chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy n’est pas davantage la cible des journalistes que François Mitterrand ne le fut en son temps. Ce Mitterrand qui, déjà, traitait de "chiens" la corporation. Les régimes passent, les réflexes demeurent.

Où est donc le bling-bling dans le papier que stigmatise Magali ? On n’y voit qu’un président excédé qui ne sait plus comment gérer son image. Ce n’est pas du people, c’est de la politique.