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DGSE: l'adieu aux armes du patron
C’est l’histoire d’un départ toujours annoncé, et toujours repoussé. On savait que Pierre Brochand, nommé par Chirac en 2002 après une véritable purge des services, n’était pas en odeur de sainteté à l’Elysée. En effet, la seule carte dont il pouvait user auprès de Sarkozy et de ses proches était d’être le frère du maire de Cannes, fort bien introduit dans les réseaux de la Françafrique et membre de la GLNF (Grande Loge Nationale de France). Un peu léger, même si l’on connaît les appétits de Guéant pour les réseaux traditionnels de la France en Afrique.
Pour le reste, ce diplomate de formation n’avait jamais réussi à s’imposer à la tête de la piscine. La DGSE, comme l’a raconté Bakchich dans sa série « voyage en barbouzerie » cet été, était en totale apesanteur. Au point de ne pas avoir d’honorable correspondant en Géorgie durant la guerre avec la Russie.
Depuis plusieurs mois déjà, la guerre de succession fait rage. Parmi les possibles candidats, un ancien de la maison promu à la tête de la cellule Afrique de l’Elysée, Bruno Joubert ; le directeur du renseignement économique à Matignon, Alain Juillet, tour à tour chiraquien pur jus puis sarkozyste convaincu ; et enfin les candidats des militaires, qui verraient bien un de leurs prendre enfin la tête de la maison. Surtout après les avanies que Nicolas Sarkozy leur a fait subir lors de la démission du chef d’Etat-Major de l’armée de terre en juillet. « Un geste de l’Elysée serait bienvenu », affirme un gradé. Apparemment les militaires tiennent la corde. L’amiral Guillaud, chef d’Etat-Major particulier de Sarkozy, est le plus souvent cité. D’autant qu’il s’entend fort bien avec les deux Bernard, Squarcini et Bajolet, hommes forts du renseignements de la sarkozie.
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