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Yves Bertrand défie le Parquet

Sujet de cet entretien accordé dimanche au journaliste Jean-Paul Cruse dont il est proche pour le site « Le monde réel », encore et toujours les fameux carnets saisis à son domicile dans le cadre de l’affaire Clearstream et qui recensent une foule d’informations ou de ragots, recueillis au gré des contacts entretenus par le patron des RG avec ses informateurs. « De simple brouillons » expliquait- il y a encore quelques jours.
D’où son agacement avec cette réflexion sur « ces journalistes qui venaient tous les soirs, à la queue-leu-leu, se prosterner sur mon tapis, et boire mon whisky, mendiant des bribes d’informations auxquelles ils ne comprenaient goutte, et qui maintenant prêchent la déontologie et la morale, et me vouent aux gémonies ».

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Yves Bertrand
© Mor

Contre-attaque

Bertrand expose ensuite à Cruse « l’idée qui lui est venue ce matin »
Soit : « Puisqu’on m’accuse d’avoir enregistré, sur des carnets que je n’ai confiés, moi, à personne, et surtout pas aux journalistes, "rumeurs et ragots" dérangeants sur les uns et les autres, que le parquet prenne l’initiative d’ouvrir des poursuites sur les turpitudes mentionnées, vraies ou fausses… Et qu’on m’accuse alors, si les notes des carnets correspondent à des faits réels et vérifiés, d’avoir violé l’article 40 du code pénal, qui exige de tout fonctionnaire qu’il signale au parquet les délits ou les crimes dont il a connaissance. Ou si, enquête faite, c’est faux, alors qu’on le dise. Et on verra… »

Autrement dit Yves Bertrand laisse entendre que ses sulfureux carnets ne sont peut –être pas de « simples brouillons » mais qu’ils recèlent, non pas de vulgaires ragots, mais des informations qui justifieraient l’ouverture d’une information judiciaire.
Ce qui d’ailleurs expliquerait parfaitement pourquoi la police les a découverts à son domicile, lors d’une perquisition qui ne pouvait pas constituer une franche surprise pour cet homme de l’art.
Le match Yves Bertrand contre Sarkozy, Jospin, Pasqua ,Montebourg et les autres, est loin d’être terminé.

Lire ou relire dans Bakchich :


La plainte du chef de l’État contre l’ancien patron des RG, Yves Bertrand, fidèle grognard du chiraquisme, annonce la fin de l’armistice entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac.

Exclusif. « Bakchich » est en mesure de révéler que le chef de l’Etat vient de porter plainte auprès du Procureur de Paris, le jeudi 16 octobre, contre Yves Bertrand, patron des RG sous Chirac.

Durant la campagne électorale de 2007, bien qu’il ait quitté la direction des Renseignements Généreux depuis 2005, Yves Prétend a continué à tenir ses carnets grâce à ses réseaux dormants. Extraits.
Perquisitionné et auditionné la semaine dernière, l’ancien patron des RG laisse entendre qu’il a du répondant. Et quelques secrets « sensibles » à déballer en cas de besoin.
Les vingt-huit carnets saisis chez l’ancien patron des RG, en février dernier, ne passionnent guère les juges d’Huy et Pons. Et c’est bien dommage !

« Le Point » affirme publier le meilleur des Carnets de l’ancien patron des RG Yves Bertrand. Il s’agit en fait d’extraits, soigneusement choisis

Fin juriste, Jean-Claude Marin n’a pas son pareil pour botter en touche sur les dossiers un brin gênants. Dans l’affaire Clearstream, le Procureur de Paris s’est surpassé.

Après Alain Genestar, viré de « Paris-Match » pour avoir déplu à Nicolas Sarkozy, c’est au tour de Franz-Olivier Giesbert de subir les foudres du président, qui lui reproche d’avoir fait analyser son comportement par des psys. « Le Point » n’a pourtant (…)