Tweets by @Bakchich

Vous êtes ici

Vous êtes fatigués, vous êtes journalistes web ?

Virulents et néanmoins attachants internautes, vous vous êtes rués nombreux sur la petite enquête publiée, vendredi 24 octobre, sur les conditions de travail des journalistes web. Un article qui ne vous a pas laissés indifférents, probablement parce que vous auriez pu, à la lumière de votre expérience, écrire sensiblement la même chose.

Par exemple, Shoukoujo s’explique : « Je suis de l’autre côté du communiqué de presse, mais c’est vrai qu’on observe aussi ces changements. D’ailleurs, de plus en plus de journalistes, désabusés par le devenir de leur métier, passent à la communication ». Plus loin, le bien nommé Fourmiduweb signale : « Pour faire partie de ces ouvriers là, je confirme les informations données dans le papier. On nous demande plus de retraiter de l’info plutôt que d’aller la chercher ou même juste de la vérifier. Le rythme est très poussé et les approximations trop nombreuses (fautes d’orthographe, syntaxe, erreurs de chiffres, etc.) ». D’ailleurs, Ringold ne nous a pas loupés : « Excellent article, qui démontre d’ailleurs, par ses nombreuses coquilles, combien le sérieux et la rigueur foutent le camp ». Et pan sur le bec !

Si l’article est encore loin de la perfection, les nombreux retours privés et publics laisse penser que ce n’était pas une si mauvaise idée d’aborder le sujet. Eric Mettout, rédacteur en chef de l’Express.fr, qui connaît donc bien le sujet a toutefois tenu à préciser que son équipe était « plutôt heureuse de son sort. » Une nouvelle qui nous ravit.

Dans une analyse à la fois brillante et d’une pertinence sans égal, Lionel déplore que « ça sent quand même l’article un peu aigri d’un ancien du Nouvelobs.com (dont au passage on appréciera les pratiques, bravo l’hebdo de gauche…). » Aigre-doux alors… « Mais pourquoi n’avoir pas interrogé les journalistes web eux-mêmes ? » ajoute le brave Lionel. Mais cela a été fait et pas qu’un peu ! Simplement, beaucoup d’entre eux n’ont pas souhaité être cités…

Batman nous indique à juste titre qu’« il faudrait peut-être approfondir l’enquête sur 20minutes.fr. En dépit des consignes de silence de la direction et la surveillance présumée des mail des journalistes, des témoignages parlent d’une ambiance de guerre civile depuis le départ de Hufnagel. » Merci Batman, c’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Et le mot de la fin revient à Fourmiduweb qui décidément connaît bien les arcanes de la presse française. Il déplore les dérives qui touche aussi les journalistes de la presse écrite : « Un communiqué, un coup de fil et hop un article ». De mon côté, j’avais aussi : « Mieux vaut un bon contact qu’une longue enquête ».