Vous êtes ici
L'Obamania française agace les internautes
Joyeux internautes, vous avez été une bonne poignée à nous faire part de votre indispensable avis sur la petite enquête consacrée au difficile travail des médias français aux Etats-Unis en cette tourmentée période de campagne. Et à J-1, une certaine exaspération sur le traitement par les médias français du duel McCain/Obama pointe le bout de son nez. Ainsi French Puma condamne sans appel les médias français qui « ont été en-dessous de tout dans la couverture de cette campagne : pas étonnant qu’on les ignore. ILs ont été complètement submergés par l’Obamania, si bien qu’ils en ont oublié comment faire honnêtement et impartialement leur métier. »
De même Jack Back estime que « l’abus de pouvoir des médias Français est tangible, pis il est tendancieux, vue l’ Obamania délirante de nos chers journalistes, ce qui est loin de représenter la vérité américaine. » Et de poursuivre : « Pauvre petites choses, que nos médias, qui se gonfle d’importance, alors que le monde entier les ignore. L’humilité n’est pas distribuée avec la carte de presse. »
Si la cote de popularité d’Obama n’a cessé de monter, celle des journalistes français n’est donc pas brillante. Vous regrettez le panurgisme, maladie chronique dont souffrent bon nombre de détenteurs de la carte de presse. Phil2922 en rajoute une petite couche en regrettant que les médias aient délaissé des sujets au profit de cette campagne outre-atlantique : « Obama ou McCain, c’est bonnet blanc et blanc bonnet comme dit Ralph Nader. Des milliers d’euros vont être dépensés par les médias français et pendant ce temps les députés de droite font joue-joue avec l’âge de la retraite… ! »
B.O. pousse l’analyse un peu plus loin concluant : « Mais après tout, ce mépris américain pour les envoyés spéciaux français,ce n’est rien d’autre que la rançon de la servilité. L’agenouillement permanent devant les Etats Unis ne mérite pas une attitude différente.Rien ne justifie l’avalanche inouïe de reportages sur ces élections. La puissance des USA, leur rôle planétaire, ne légitiment pas cette pléthore médiatique. » Comme disait un grand penseur resté inconnu : « Tout ce qu’on dit, on pourrait dire le contraire ».



