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Glavany dernière : Carnet de bord du 6 novembre (6)
Jeudi 6 novembre
Retour à Paris au départ de Islamabad, via Dubaï.
Je reviens de cette mission terriblement enrichi. Je parle humainement et intellectuellement parlant, chacun aura bien compris. Mais en ces temps de crise financière où tout enrichissement est plus suspect que jamais, la précision est -peut-être ?- d’importance.
Enrichi car j’ai découvert, fût-ce partiellement, une partie du monde que je ne connaissais pas : si je connais un peu l’Inde pour y être allé quelques fois – mais c’est un monde dans le monde ! Et il me reste tant à découvrir… -, je n’avais jamais mis les pieds en Afghanistan, ni au Pakistan. Et ces fenêtres rentrouvertes sur ces pays, ces peuples, ces paysages, m’ont beaucoup apporté.
Enrichi parce que ce conflit que nous étudions, dans un environnement régional est d’une complexité ahurissante. Or, je le sais depuis longtemps, ce qui est simple et facile n’a pas grand intérêt. Ce sujet-là, ce dossier-là, ce chantier-là est donc aussi captivant et passionnant qu’il est difficile et complexe.
Enrichi humainement aussi, du contact de ceux avec qui j’ai voyagé et de ceux que j’ai rencontrés.
Un mot de mon « compagnon de rapport », Henri Plagnol, député UMP du Val de Marne, énarque et conseiller d’État, de douze ans mon cadet. Nous sommes si différents, que nous nous sommes trouvés complémentaires et nous nous sommes, au final, très bien entendus. Signe d’une démocratie apaisée qui ne se trouve pas à tous les coins de rue ? Peut-être. Signe , en tout cas, que les rapports humains restent déterminants dans l’action politique.
Car la politique c’est aussi ça et, comme dirait Jean-Paul Enthoven dont nous avons partagé la lecture avec Henri Plagnol, « ce qu’elle a de meilleur » : travailler sur des sujets difficiles, s’ouvrir au monde avec d’autres qui ne partagent pas toutes nos convictions mais avec qui nous avons en commun l’essentiel.
Et puis j’ai rencontré à Dehli, Kaboul et Islamabad, des diplomates français de grande, très grande qualité. Différents, mais assumant leur mission avec une grande dignité, un sens de leur mission qui les honore.
Nous avons engrangé beaucoup, beaucoup d’informations, de réflexions, d’analyses. Il va nous falloir digérer tout cela et accoucher d’un rapport constructif dans les mois qui viennent, après sans doute être retourné sur le terrain. Un gros travail qui commence.
Merci à Bakchich de m’avoir accueilli !
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