Vous êtes ici

Internautes, faites vos jeux (en ligne) !

Vous avez été nombreux, parents, joueurs, à réagir à l’article sur le jeu en ligne Dofus. Et pour cause, 10 millions de joueurs se sont déjà laissés tentés par ce monde virtuelle depuis sa création en 2004. En cause, les méthodes de commercialisation pratiquées par la société éditrice du jeu Ankama Games. Grâce à un service téléphonique payant, nul besoin pour les jeunes aficionados de passer par la case parents.

Pascale, en maman désespérée, témoigne et s’interroge : « Je viens de lire votre article sur ce jeux auquel mon fils joue depuis des mois sans arrêt et je suis deseperée car cela fait deux mois que je reçois une facture de téléphone de 150euros de plus à cause de ce jeux. J’aimerai savoir comment cela est-ce possible qu’une société puisse extorquer 150euros à un mineur sans l’accord de ses parents et surtout comment cela ce fait-il ? ».

Tandis que Hum lui oppose ces quelques lignes : « Avant ce genre de jeu, il y a avait le minitel, la "ligne de père noël" et d’autres choses de ce type. ». Certes mais ce n’est pas une raison pour que ces vieilles pratiques perdurent… Et d’ajouter : « Effectivement, on peut critiquer les méthodes commerciales de Ankama Games. Mais ces méthodes sont tout à fait légales. Et il est du devoir des parents de contrôler ce que font leur progéniture. Personnellement, un numéro en ’0800…’ me fera tiquer sur ma facture de téléphone. Des explications s’imposeront d’elles mêmes. » Pas de doute, les méthodes d’Ankama Games posent le problème du contrôle parental sur leurs « cyber-rejetons ».

Les solutions des parents

Certains ont d’ailleurs trouvé la solution, tel ce parent anonyme : « Mon fils de 13 ans joue à Dofus depuis quelque mois. Je l’abonne par CB pour 5 euros par mois.(déduit de son argent de poche). Cela reste raisonnable au vu des prix des jeux vidéos dans le commerce. Comme il aime y jouer, je l’utilise comme carotte. Obligation de faire les devoirs avant etc… Et si ses résultats n’était pas bon je n’hesiterais a lui en priver en debranchant internet. » Plus de connexion, plus de Dofus !

Si Cabellero fait de même avec ses bambins, il s’offusque des pratiques made in Ankama Games : « Consternation ! Cette société est prête à pomper du fric sur mon compte sans même s’assurer que je suis d’accord ! Et ce truc serait légal ? Ne pas laisser traîner ma CB, c’est normal, mais planquer en permanence les téléphones, c’est un peu Alcatraz, non ? Il y a quand même des familles et des périodes, surtout avec des ados, où les rapports sont plus ou moins bons ! Sans être des parents démissionnaires, on n’est pas en permanence sur leur dos, c’est honteux de tenter les gamins de cette manière, les pousser à mentir et voler dans leur propre foyer. »

Un jugement dont se défend la société, avec la réponse de Thomas Bahon, son directeur produit : « Tout cela pour vous dire que notre société agit de manière responsable en tant qu’éditrice de services, mais que nos efforts sont vains si les parents et les autorités compétentes ne remplissent pas leur rôle. » Balle renvoyée.

Dofus : « un jeu tout mignon » mais pas pour les porte-monnaie

Reste que Dofus n’appartient pas à cette catégorie des jeux dits violents comme en attestent nombre de vos commentaires : « vous ne dites rien sur le jeu lui même, qui est bourré d’idées intelligentes, qui permet a plein de gens de se rencontrer dans la vie réelle, et qui n est ni violent, ni bourré de sexe, et qui pourtant fait un tabac auprès de tous les âges. » Un bon point qui n’empêche pas enfants et ados de contourner l’autorisation parentale et de vider leurs poches. « Merci Backchich d’avoir découvert la pot aux roses de mes factures téléphoniques… Je croyais que mes factures augmentaient car on a de plus en plus recours à des 08…. Mon fils vient de m’avouer utiliser ce service "de temps en temps"…. » raconte Tofetcaro39.

Le web met le monde à portée de clavier, jusque dans la chambre des enfants. Si Internet représente un danger pour le porte-monnaie, les risques peuvent s’avérer plus sérieux pour les jeunes internautes. L’association e-Enfance qui « se postionne clairement en faveur des nouvelles technologies » travaille sur la prévention des risques d’Internet pour les plus jeunes. L’un de ses objectifs : « conseiller les parents afin de leur permettre d’exercer une autorité en tant que "cyberparent" » qui avertit en vaudra peut-être deux…