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Bakchich, un modèle économique à imaginer avec vous

Nous avons annoncé cette semaine, un peu maladroitement, le passage des "Off" de Bakchich à une formule payante.

L’abonnement actuel donne déjà droit aujourd’hui à consulter, chaque vendredi, notre hebdo, sorte de best of des meilleurs articles de la semaine. À partir du lundi 8 décembre, le même abonnement, qui ne sera pas augmenté, permet désormais d’accéder également aux "Off". En revanche, ceux des internautes qui ne seront pas abonnés seront privés de nos confidentiels. Ainsi le site reste majoritairement gratuit, mais devient partiellement payant.

Trente cinq euros par an, dix euros par trimestre : l’effort demandé est réel. Dans l’univers de gratuité du Net, cette offre peut être mal ressentie. Nous ne vous le proposons pas de gaieté de cœur. Mais si vous nous appréciez, si vous souhaitez que l’aventure continue, vous devez comprendre notre démarche.

Informations, enquêtes et mauvais esprit. Telle est la vocation de Bakchich. Nous refusons de reprendre les dépêches d’agence en les améliorant vaguement comme le font trop de sites sur le Net. Chercher, vérifier, interroger, déchirer le rideau des apparences. Atteindre la réalité, une réalité, un peu râpeuse qui mord et qui résiste. Présenter des faits bruts, rien que des faits, sans esprit partisan. pour que le citoyen soit informé. Cette démarche présente un cout. Nous nous devons donc d’expliquer, dans la plus grande transparence, ce qu’est aujourd’hui notre situation financière.

Le budget mensuel de Bakchich s’élève à 60000 euros. Soit, pour l’essentiel, les douze salaires que nous versons aux salariés du site, tous titulaires d’un CDI, e t les piges bien modestes consenties à nos pigistes et autres compagnons de route. Les journalistes de Bakchich reçoivent entre 1200 et 3000 euros par mois.

Pour l’instant, la publicité que nous donne Google couvre 10% de ce budget. Seule la confiance de nos actionnaires nous a permis de tenir. Or nous nous devons aujourd’hui, avec nos 800000 visiteurs uniques par mois et nos cinq millions de pages vues, trouver le point mort, condition de notre indépendance à venir.

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Quelles sont les ressources possibles ? Il en existe, selon nous, principalement trois : la publicité, la vente de contenu et les abonnements. Nous avons l’intention d’avancer dans ces trois directions.

1. La publicité

Nous créons cette semaine avec des sites amis une offre publicitaire commune. Nous signons, ces jours ci, avec une excellent régie qui devrait nous aider à doubler au moins nos ressources publicitaires

2. La vente de contenu

Nous permettons à des journaux amis de reprendre une partie de notre contenu. Ainsi, aujourd’hui, l’hebdomadaire Vendredi et le quotidien Le Télégramme ; demain pour des hebdos ou des portails avec qui nous sommes en négociation. Ces ventes de contenu nous rapportent aujourd’hui quelque milliers d’euros par mois.

3. L’abonnement

Enfin, 1500 internautes sont déja abonnés à Bakchich. Si, demain, vous étiez 5000 à suivre cet exemple, nous pourrions, grace à ces seuls abonnements, couvrir encore 25% de nos dépenses annuelles.

Merci d’avance à ceux d’entre vous qui réagiront à cette présentation de notre situation économique. Cela permettra, avec vous, d’affiner le modèle proposé et de le corriger. Nous sommes sur des modèles nouveaux, nous n’avons pas plus que les autres de recettes magiques.

Nous souhaitons seulement trouver la voie de l’équilibre financier, et cela de façon pragmatique. Mais avec la ferme attention de ne pas nous livrer, pieds et mains liées, à un groupe d’influence. Notre indépendance compte avant tout.

Merci de votre confiance et de votre soutien.

Nicolas Beau et Xavier Monnier, patrons de la rédaction de Bakchich

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Lire aussi dans les Echos : « Mediapart, Bakchich, Rue89 : les sites d’informations chahutés par la crise » (Accès payant)