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Sondage Opinion Way pour Bakchich : Chirac, un gentil papy qui aime l'argent
Quarante ans de vie politique, douze ans au Palais… pour ne garder qu’une carte postale un peu jaunie. Jacques Chirac, bête politique qui a n’a jamais ménagé ses adversaires, endosse aujourd’hui l’image d’un gentil papy façonné autant par les Guignols que par Nicolas Sarkozy.
Si l’actuel chef de l’État tente de discréditer son prédécesseur, véritable« roi fainéant », il semble que les Français ne fassent que peu de différences entre les deux hommes. En somme, l’arroseur arrosé. Selon un sondage Opinion Way pour Bakchich, réalisé les 4 et 5 février, 55% des Français pensent que « Jacques Chirac n’était ni un meilleur ni un moins bon président que Nicolas Sarkozy ». La comm’ de Sarko aurait-elle du mal à passer ? En tout cas, pas au près de tout le monde, puisque 50% des sympathisants de droite trouvent leur nouveau champion meilleur. Ce sont les seuls à vraiment prendre position sur cette question.
Chichi, Sarko et le Quai Branly
Et à relayer les critiques de Nicolas Sarkozy sur l’action de son prédécesseur. Parmi les 23% de sondés qui trouvent que Chirac était bien moins bon que Nicolas Sarkozy – au sein desquels on trouve une majorité de sympathisants de droite – les reproches adressés reprennent l’argumentaire de… super Sarko. Ainsi, « Chichi » est-il assimilé à l’immobilisme et au manque de courage pour réformer. « Jacques Chirac était beaucoup moins présent », peut-on lire dans les réponses des sondés. « Il ne s’investissait pas autant que Nicolas Sarkozy », « M. Sarkozy a le mérite de tenter les réformes nécessaires », « Jacques Chirac n’a pas fait grand chose en deux mandats, à part le musée du quai Branly ».
Mais que Chichi reste bien tranquille dans ses charentaises, le temps est passé par là. Et c’est tout bénéf pour lui. Parmi les 21% de personnes qui pensent qu’il était meilleur à l’Élysée que Nicolas Sarkozy, beaucoup parlent de « son sens du contact », le décrivent comme « proche des gens », « plus à l’écoute », « moins dirigiste », « moins people », ou encore « plus sincère ». Les reportages télé qui le montraient à l’aise au Salon de l’agriculture, petite tape sur le cul des vaches, n’y sont peut-être pas pour rien !
Zéro pointé pour l’honnêteté
Le propre de toute image d’Épinal, est que l’on peut y voir un peu ce que l’on veut. Quand on demande aux sondés les raisons qui font qu’ils ont une bonne ou mauvaise opinion de Jacques Chirac, ils plaquent leur propre grille de lecture politique. La gauche aime son côté humain, son sens du contact (à 37%) mais lui reproche les affaires de justice (à 41%). À droite, avant de parler de ses casseroles (31%), 45% des sondés lui reprochent d’incarner la vieille France, quand eux pensent représenter la rupture et le renouveau de la droite. Pour les sympathisants du Modem, les affaires de justice ne passent pas. Mais Chichi était, selon 40% d’entre eux, assez bon pour représenter la France à l’international.
Pour tous, l’honnêteté et les affaires constituent le premier reproche adressé à Jacques Chirac. Pour 34% des sondés, Chichi n’est pas blanc comme neige… D’ailleurs, l’affaire d’un compte japonais et de la disparition du journaliste, Jean-Pascal Couraud, qui enquêtait dessus, revient sur le devant de la scène. Il y a quelques jours, c’est son ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, qui a été entendu comme témoin dans le cadre de l’affaire. A qui le tour ?
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