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Colonna retrouve le maquis, mais cette fois judiciaire

Incidents de séance, témoins surprise, demande de révocation, doute sur l’instruction. A l’instar du procès en première instance, l’appel d’Yvan Colonna se tient dans un climat un brin mouvementé. Ce n’est pas tous les jours que se joue le sort de l’assassin présumé d’un préfet de la République.

Mais de mouvementée, l’ambiance a pris un tour délétère. « Une guerre de tranchées », tonne l’un des défenseurs de Colonna.

Logique, car dès 2003, a pesé le soupçon d’un procès joué d’avance. Alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait désigné Colonna comme l’assassin. Depuis, le même est devenu président de la République. Ce qui complique un peu la procédure en cours pour atteinte à la présomption d’innocence, déposée par les avocats d’Yvan Colonna.


« La police française vient d’arrêter Yvan Colonna, l’assassin du préfet Claude Erignac. », Nicolas Sarkozy, le 4 juillet 2003. Une phrase qui claque comme une condamnation et pour laquelle le berger poursuit un citoyen pas comme les (…)

Aujourd’hui lundi, le procès en appel de la condamnation n’a toujours pas repris. Ajourné jusqu’à mardi 13 heures, afin que les parties prennent connaissance du supplément d’information consécutif au témoignage de Didier Vinolas. Le calme ne devrait pas présider aux débats. L’instruction, déjà mis à mal en première instance, est fondée sur une enquête marquée par des guerres exacerbées entre le polices.

Durant quatre ans, la traque d’Yvan Colonna s’est poursuivie. Et d’après la défense, un témoin clé, le commissaire Vinolas, qui aurait détenu le nom de deux membres du commando laissés en liberté, n’aurait pas été entendu.


Surprise, le témoignage de Didier Vinolas lors du procès en appel d’Yvan Colonna, ne l’était pas pour le parquet. A défaut d’être solide, la déposition aura une nouvelle fois pointé les "ratés" de l’instruction…et la légèreté de la (…)