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« En prison, on emmène tous ses proches »

Fouilles au corps, annulation des parloirs pour cause de retards, distance entre le domicile et la prison… Les petits rituels de la taule constituent autant d’obstacles pour les proches et les familles de personnes incarcérées.

L’Association pour le Respect des Proches des Personnes Incarcérées (ARPPI) a recueilli des témoignages de familles ou d’anciens détenus. Des images tournées par deux jeunes réalisateurs, Guillaume Estivie et Mohammed Amrane, que Bakchich se fait un plaisir de relayer.

Selon l’Observatoire international des prisons (OIP), « Le droit au respect de la vie familiale des détenus est élevé au rang législatif mais les droits qui devraient en découler ne sont pas consacrés ». Ce qui pour ainsi dire signifie que les proches des personnes détenues ne sont considérées qu’indirectement dans les textes de lois. Seules avancées de la loi pénitentiaire adoptées la semaine dernière au Sénat : l’accès au téléphone des prévenus auquel l’État s’était engagé depuis plusieurs années ou la possibilité reconnue aux prévenus de bénéficier des unités de vie familiale ou des parloirs familiaux lorsque de tels dispositifs existent au sein de l’établissement dans lequel ils sont incarcérés.

Sinon rien. La notion de « proches » n’étant même pas reconnue dans le texte… Le reste des décisions relève donc du pouvoir discrétionnaire de l’administration pénitentiaire.

Rendez-vous mercredi, puis jeudi dans Bakchich pour la suite et la fin des témoignages sur la vie carcérale.

Lire ou relire dans Bakchich :


Amis détenus, l’administration pénitentiaire se démène pour vous occuper. Avec les centres d’appels en prison, voici venu le temps des formations et des sorties de prison sans stress.

Selon la Cour de cassation, l’Etat ne peut faire l’objet de poursuites pénales de la part de détenus considérant que leurs conditions de détentions sont « incompatibles avec la dignité humaine ».

En attendant l’examen, le 21 janvier, de sa demande de remise en liberté, l’avocat Karim Achoui, incarcéré depuis la mi-décembre, est en quête d’une taule 4 étoiles.

L’ancien préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, a été libéré cette nuit de la prison de la Santé à Paris. Il était emprisonné pour trafic d’influence.

Le très médiatique procès du braqueur Antonio Ferrara a permis d’attirer l’attention sur les conditions de détention des détenus particulièrement surveillés et sur l’état des prisons françaises.

Le ministère de la Justice a besoin de surveillants de prison et le fait savoir à la télévision dans un petit spot de pub qui vous ouvre les portes du (merveilleux) pénitencier.

« Bakchich » a rencontré l’ex-braqueur Roger Knobelspiess, complice de Jacques Mesrine, objet du film qui sort mercredi (voir notre chronique ci dessous).