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Algérie : la vérité est ailleurs
Petit retour sur l’article « Alger regorge de pétrodollars, les Algériens crèvent la dalle » qui a fait le plein de commentaires d’internautes excités. En même temps, c’est toujours le cas lorsque Bakchich étrille l’Algérie ou son non moins susceptible voisin marocain…
Vos avis sont partagés. D’abord, certains pensent que l’article exagère la situation de ce pays comme l’écrit cet internaute anonyme : « les réserves de change les plus élevées du monde arabe ?? Regardez les chiffres de l’Arabie saoudite ou des Emirats, c’est encore nettement plus renversant… ». D’autres, comme ce second anonyme, abonde dans le sens inverse : « J’ai passé quelques temps au bled je confirme cet article ».
Enfin, les autres préfèrent disserter sur ces méchants journalistes français qui écrivent du mal de l’Algérie. Mais non ! On l’aime l’Algérie, on s’y rend régulièrement ! Rassurés ? Comme d’habitude, sans doute à court d’arguments, certains resservent les sempiternelles accusations de dérives néocolonialistes des journalistes français, à l’instar d’ALGERIANO, qui se demande si on ne fait pas « partie d’un groupe de journaleux “pieds noirs" qui rêvent encore de l’Algérie française ». Charmant mais totalement à côté de la plaque : du haut de notre petite trentaine, nous ne sommes pas pied-noirs et n’avons jamais connu l’Algérie française. Sans parler du fait que nos parents ont parfois milité pour la libération de l’Algérie du joug colonial. Zéro pointé pour ALGERIANO, donc.
KSENTINI, lui exprime bien son dégoût de la presse française et lui recommande avec raison d’arrêter de prendre ces « pauvres bougres » d’Algériens pour une foule d’incultes corvéables intellectuellement à merci : « Il est passé le temps où la majorité des algériens lisaient comme paroles d’évangile tout ce que écrivait la presse française sur le pays. Ils ont apprit les leçons de l’intox et votre art de la mauvaise foi. (…) Mais bon tant que cela vous amuse continuez ». À Bakchich, on applaudit des quatre mains ! Dieu merci que les Algériens ne se tournent plus vers la presse française comme on se tourne vers l’Oracle !
Plus intéressantes, les interrogations d’ARAB LE BEDOUIN qui revient sur le chiffre de 140 milliards de dollars de réserve de change de l’Algérie. Si c’est le gouvernement algérien qui a donné ce chiffre, ARAB LE BEDOUIN précise que « En fait, cela fait six ans exactement que ce même chiffre revient. Alors, on est en droit de nous poser mille et une questions sur ce sujet ». Oui, oui et oui, d’autant que l’Algérie a placé une partie de son magot aux Etats-Unis et que l’on aimerait bien savoir si la crise financière qui met en danger le système bancaire américain a coûté quelques milliards de dollars à l’Algérie ou non.
Algérie, République bananière ? Bah, oui !
Souligner que l’Algérie est une « république bananière » comme Emile Borne l’a écrit en a choqué plus d’un. Pardon, mais visiblement de nombreux internautes partagent cet avis. Ainsi, HASHEICKOUM dénonce « ces généraux retraités qui se sont accaparés des secteurs entiers de l’économie tels que l’agroalimentaire les importations de produit de grande consommation, l’auto, l’ordinateur, le crédit a la consommation pour accabler un peut plus la population dans c’est dernier retranchement qui et celle de la dignité humaine ! Une politique du pillage et du sabotage systématique ! ».
Un autre anonyme écrit, lui : « Ce sont tous des voleurs et des corrompus, collés à leur chaise de fonction. Pas de projet, pas de concept, pas de vision pour le pays. Une vraie catastrophe. Les analystes ont depuis longtemps tiré la sonnette d´alarme : montée de suicides , de dépressions, de prostitutions et même de la pédophélie (lire El Watan). Le pays va très mal. A quand le remède… ».
Et le lien est tout trouvé avec le mot de la fin de ce guichet des posts. Il revient à une douce anonyme : « je suis d’origine algérienne, et j’approuve cet article, en niant la vérité vous vous faite complice du pouvoir algériens, 80% des hommes algériens vendraient leur mère pour venir en France, quel pays digne de ce nom aussi riche voit 8O% de sa population vouloir fuir son pays ? ». Et si Emile Borne était roi au milieu des borgnes ?



