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Mohammed VI : médisant de règne

Le quant à soi n’est pas une attitude connue des lecteurs de Bakchich. C’est le moins que l’on puisse dire. Dix ans et si médisants ! Le bilan de règne de Mohammed VI était visiblement la cible parfaite pour vous étriper au nerf de bœuf. Retour sur le champ de bataille ou vos commentaires épiques ont rivalisé d’astuces (parfois) argumentatives.

Démocratie sans démocrates

Plaçons la barre haute d’entrée de jeu. Et Walid de soumettre à votre réflexion : « Dire que le Maroc est le plus démocratique du monde arabe, fait-il de notre pays un état démocratique ? ». À en faire plancher des générations de bacheliers. Rachid, en fayot, de s’essayer à un début de réponse « Dans les classements de développement, le Maroc est mal classé c’est vrai mais la conjoncture économique, la sécheresse, le prix du pétrole élevé et la dette empêche toute percée importante en ce moment. » Argument dont la force de conviction laisse pantois nombres d’entre vous dont cet internaute qui élargit le spectre : « L’histoire du Maghreb est certes riches mais des mystificateurs se sont accaparé cette histoire. Il n’y a pas de différence entre le roitelet du Maroc, les gros généraux Algériens ou le dictateur Ben Ali. Ceux qui souffrent, ce sont les peuples du Maghreb. Algérie, Maroc, Tunisie, même merde. Alors arrêtez un peu avec vos nationalismes à la noix. » Voila qui est dit.

« Le petit trou du cul »

Rachid, homme de tout savoir, de rappeler cet oubli : « Que d’histoires pour le fils de celui que le Général (De Gaulle) appelait "Le petit trou du cul" ! ». Un orifice doré puisque selon Ali « Le roi est payé 36 000 euros par mois ? Comme si le Maroc était un pays démocratique. Le roi a un salaire ! C’est fantastique ! Il dispose de tout l’argent du pays comme il l’entend, et le désire ». Et Rachid de répondre niaisement : « Pourquoi le roi n’aurait il pas le droit de prendre du bon temps à sa manière ? » Bah oui tiens, après tout, qu’est ce qui l’en empêche. Pouah !

ô mon journal !

Vous deviez vous impatienter de ne pas voir encore apparaître le post assassin contre le rédacteur de l’article. Bakchich cloué à votre peloton d’exécution ! Muselé à vos commentaires. La délicate logorrhée de glandestin -quel pseudo !- rappelle que « Graciet surfe comme à son habitude sur une rivalité et une tension certaine entre jamai et amar pour pondre ses inépties ! ».

Simple délit d’entremise. Un pétard mouillé car le fin mot revient à un ex-lecteur du Journal de divulguer « La vérité c’est que Omar Brouksy, le rédacteur en chef actuel du Journal a cédé à la pression d’Aboubakr Jamaï qui ne supporte pas de n’avoir pas écrit un bouquin comme l’a fait Ali Amar. » Affaire de jalousie qui surprend bdelmalek- Tours par le collet : « Boubker Jamaï censeur ! cest triste. Il va perdre beaucoup de défenseurs, lui qui a fait une grève de la faim pour avoir été censuré au Journal par Youssoufi. Mais pourquoi et comment un ex du Journal peut faire pression sur la rédaction de maintenant ? »

Le pavé est jeté dans la mare ce qui en a éclaboussé plus d’un, dont Hamid qui affirme avoir « lu d’autres bonnes feuilles du livre sur TelQuel. C’est un ouvrage salvateur et utile. Enfin, un journaliste marocain qui a du cran et qui sait écrire des livres ! Bravo Amar ! »

Fini les amuse-gueules, passez au plat de résistance, le livre choc d’Ali Amar.

À lire ou relire sur Bakchich :


Un livre au vitriol sur les dix ans de règne de Mohammed VI, signé par le cofondateur du plus grand hebdo marocain. Savoureux menu… Encore un peu relevé par le refus du Journal Hebdomadaire d’en publier les bonnes (…)

Encore un drame dans la famille royale marocaine. Après le tonton flingueur de Mohammed VI qui a tiré sur un policier en septembre, voilà qu’une tantine et ses nervis défigurent une avocate.

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La justice marocaine, réputée pour ses penchants répressifs, a fait preuve d’une clémence toute stratégique. Les accusations ne tenaient pas la route.