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Sarkozy en régie des Régionales

Aux lois de la physique politique, notre Président chimiste est un fin limier. Sitôt son succès aux européennes assuré qu’il braque le télescope électoral sur la constellation des régions socialistes. Et de sauver des flots à l’eau de rose le radeau de la méduse « Alsace », seule rescapée de la débâcle des régionales de 2004. L’équipée sauvage UMP derrière le général Sarkozy a encore un an pour se préparer, de quoi alimenter maints pronostics et vérifier si le tour de chauffe des européennes nous amène à la reconquista des terres à droite.

Alea jacta est

L’analyse au scalpel du scrutin européen a démontré que ce sont en majorité les « couches » populaires qui ne se sont pas rendues aux urnes le 7 juin dernier. Phil2922, en fin sondagier, de remarquer qu’ « avec 60% d’abstention, l’UMP ne fait que 11,8% des inscrits. Les régionales peuvent encore réserver des surprises ». Ou cet anonyme, fils spirituel de Brice Teinturier, pape du décodage électoral, « les sondages parlent d’un Français sur deux qui est satisfait ? Comme quoi, les sondages ne correspondent pas vraiment à la réalité : 28% de 40%, ça fait environ 11% du corps électoral donc approximativement 7% de la population ».

Reste qu’au-delà de la loi des chiffres, c’est la 1ère fois qu’un parti au pouvoir n’est pas sanctionné lors d’une échéance de mi-mandat par un scrutin européen. Ce constat n’a pas manqué à l’œil avisé de cet interné d’internaute un brin provocateur « Ha bon ? Alors ce qui s’est passé au soir du 7 juin ne serait pas une immense victoire personnelle de l’UMP et de son immense chef ? On nous aurait menti ? Allons, M. Sonpipet, puisque vous êtes le seul à dire ça, c’est que vous avez certainement tort ».

Météo politique

La pousse spectaculaire de la plante verte Cohn-Bendit au Parlement européen rend débordant l’imaginaire boisé de Djibz, qui prophétise que les Verts aux régionales de 2010 « peuvent gagner l’Ile-de-France, la Bretagne, les Pays de la Loire, l’Alsace, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le Rhône-Alpes et le Lanquedoc-Roussillon… ». C’est méconnaître la réalité d’une élection qui favorise les grands partis au détriment des petites formations devant faire des alliances pour espérer occuper des strapontins au Conseil régional.

A ceux qui observent que dans « les sondages, près d’un français sur 2 est satisfait de l’action du Président Sarkozy », un internaute de Bakchich rompu à la sociologie politique de nuancer l’enthousiasme pour le sérénissime Sarko en reprenant cette élection partielle passée à la trappe de l’actu : « L’élection cantonale de Redon (Ille-et-Vilaine) en est peut-être une illustration. 8 jours après le succès -surtout médiatique- de l’UMP aux européennes, après la curée sur le PS, la droite a perdu le siège de conseiller général : le maire de droite (élu l’année dernière contre la "vague rose") a été battu par le candidat socialiste (près de 55 % des voix) ».

Preuve en est que certaines maximes sont vouées à l’éternité, telle cette fulgurance de vérité : « Les sondages, c’est comme les monokinis, ça donne une idée, mais ça cache l’essentiel ». M. Guéant ferait bien de le souffler aux oreilles de notre Président qui dort aujourd’hui aux corneilles de son score européen.

A lire ou relire sur Bakchich.info


Contrairement à ses lieutenants, sortis euphoriques des élections européennes, l’Elysée ne croit pas que la partie soit gagnée pour les régionales, en 2010. Avec 27,9 % des voix, l’UMP a peu de réserves.

Arrivés en 3e position derrière le PS et l’UMP lors du scrutin européen, les Verts se redécouvrent une ambition politique. Quant aux socialistes, les couteaux sont officiellement rangés… à portée de main (…)

À J-3, la tension est montée d’un cran à droite. Pour Sarkozy, l’enjeu est de finir en tête, dix ans après la claque de 1999 reçue aux européennes.

Sarko s’en est allé hier au « contact du peuple » en choisissant une ville tout acquise pour une « réunion républicaine » : la bonne Saint Quentin de Xavier « chouchou » Bertrand.
Qualifiée de « grande innovation » pour un parti politique français, le site UmpNet.org, présenté comme le Facebook du parti du président, semble n’intéresser qu’un petit cercle d’internautes de l’UMP.