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A Air France, le client est roi, surtout quand c'est le patron

Pierre-Henri Gourgeon n’hésite pas à utiliser les avions de sa compagnie comme des taxis : « attendez en bas, s’il vous plait, j’arrive ! »

Le directeur général de notre ex-compagnie nationale, par ailleurs excellent météorologue d’Air France, qui a su nous vendre avec beaucoup de conviction la théorie de la foudre pour expliquer le crash du vol de Rio, vient à nouveau d’énerver une partie de son personnel. Comment s’y est-il pris ?

Gourgeon, qui n’est pas avare de discours pour expliquer à ses salariés que des avions qui partent en retard, cela coûte très cher à la compagnie, surtout en terme d’image et de dédommagements divers, n’a pas hésité, le 13 juillet dernier, à faire retarder le vol AF 7546 à destination de Montpellier, pour pouvoir y embarquer. L’homme se trouvant au pied de la Tour Eiffel à 11 heures, a téléphoné à Orly pour faire retarder le vol de 11h20 qui partira finalement à 11 h31.

Ainsi le très pressé patron a réussi l’exploit, en 31 minutes, de faire le trajetTrocadéro-Orly, de passer par les filtres « sureté », de sauter sur la passerelle et de finalement s’installer dans l’avion. Nous n’avons pas pu savoir s’il avait été applaudi par les passagers et le personnel de bord pour cette prouesse.

Sur le document de bord ci-dessous, on peut lire le code retard : DL 16, qui correspond aux « VIP », qui n’entendront jamais, essoufflés, devant le comptoir : « désolé, l’embarquement est terminé ».

Cliquez sur le document pour voir le zoom :

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