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Paul Giacobbi fait marche arrière... et s'embrouille avec ses propos

Ça y est, le long feuilleton de la nomination de Paul Giacobbi comme sous secrétaire d’état chez Sarko Ier est terminé. « Ma priorité c’est la Corse »s’est exclamé, samedi 5 septembre, à la une du seul quotidien insulaire, le député (Prg) et président du conseil général de Haute-Corse. Ensuite, l’hériter d’une importante dynastie familiale de l’île de Beauté a bien précisé sur Corse Matin que son entrée au gouvernement n’était « pas concevable dans les circonstances actuelles ».

Pourquoi cette soudaine marche arrière, alors que, comme l’a rapporté le Canard Enchaîné son nom apparaissait déjà avec le titre de sous-ministre sur le très officiel site internet de François Fillon ?

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Paul Giacobbi
© Mor’

Comme nous l’avions rapporté dans notre édition du 25 août, l’entrée de Paul Giacobbi chez Sarko irritait, au plus haut point, un autre héritier d’une autre dynastie familiale en Corse. Camille de Rocca Serra, le président UMP de l’assemblée de l’île, et qui est aussi un ami personnel de l’hôte de l’Élysée, n’arrivait en effet pas à décolérer.

Pour Camillou qui rêve de siéger sur un fauteuil de sous-secrétaire d’état, la nomination du représentant du clan d’en face dans le gouvernement présidé par son ami Nicolas était un véritable affront. Camillou a donc assiégé l’Élysée en demandant expressément que si jamais Paul Giacobbi devait être nommé, ce dernier devrait impérativement soutenir la liste UMP lors des prochaines élections territoriales de 2010.

Paul Giacobbi, qui affirmait encore il y a quelques semaines à un de ses proches que son père comme son grand père avaient été ministres et qu’il voyait mal comment « échapper » à ce destin familial, aurait pourtant eu un sursaut de fierté en refusant, fermement, de se soumettre à « la doctrine Kouchner ». Un diktat d’autant plus humiliant car exigé par Camille de Rocca Serra, le chef du clan rival.

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Corse Matin (05/09)

Dans sa longue interview qui occupe une pleine page du quotidien insulaire, nous découvrons que le député Paul Giacobbi est très à l’aise pour s’arranger quelque peu avec des propos qu’il avait tenus il y a seulement quelques mois.
Jugez vous-mêmes. Au printemps dernier, le député PRG avait affirmé à Bakchich :

« Face à l’ampleur de la crise, une décision importante devrait être prise, à savoir la création d’une sorte de gouvernement d’union nationale pour faire face à la gravité de l’événement. Dans ce cas, je serais sûrement disponible. »

Et que lisons-nous, avec étonnement, le 5 septembre, sur Corse Matin ?
« J’ai expliqué qu’il n’était pas opportun, face à la crise, d’appeler à un gouvernement d’union nationale » . C’est le même Paul Giacobbi qui le dit…et c’est exactement le contraire de ce qu’il nous avait affirmé. Mais ce n’est pas tout.
Au tout début du mois de mai nous avions eu le scrupule de vérifier auprès du député Prg, et président du conseil général de Haute Corse, une nouvelle qui nous avait été rapportée par une très bonne source :

« Selon nos informations vous auriez été invité à un repas à l’Élysée… » Promptement le député nous avait coupé. « Écoutez, vous me l’apprenez mais… ce n’est pas le cas. Je n’ai eu aucune sollicitation de la part du président de la République, ni de son entourage. » nous avait -il affirmé avec aplomb. Mais voilà qu’ après la canicule estivale, le même Paul Giacobbi se rappelle soudainement qu’il a bel et bien rencontré le président de la République et en tête à tête de surcroit : « Une fois, au mois de mai. On a parlé de tout, de la crise, de la situation du pays. » se rappelle miraculeusement, aujourd’hui le député de haute Corse.

Nous remercions donc Monsieur Paul Giacobbi qui rend ainsi honneur à l’excellente source de Bakchich.

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